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2. Auteur.rice.s et créateur.rice.s
  • De 2003 à 2017, le jardin des Premières-Nations du Jardin botanique de Montréal a été le lieu d'exposition de 12 œuvres d'artistes autochtones dans le cadre du Concours d'œuvre murale éphémère lancé par Sylvie Paré. Ce mémoire rassemble l'ensemble de cette exposition afin d'en relever le discours général et les liens que les œuvres entretiennent entre elles, avec le Jardin et avec les territoires

  • La crise d'Oka marque un véritable moment de rupture dans lesrelatlons entre les premiers peuples et les colonies de peuplement. Dans les suites immédiates de l’échec de l’accord du lac Meech, ce long siège armé de 78 jours rend visible une présence autochtone que les sociétés québécoise et canadienne avaient imaginée évanouie. Àl’inverse, l’opposition à l’empiétement mis en œuvre à Kanehsatàke età Kahnawàke réactive une longue histolre de résistance au projet colonial d'appropriation des terres et d'effacement des peuples autochtones. Ce livre envisage la crise d'Oka, ou la résistance à Kanehsatàke, comme un espace de focalisatlon où se donne à voir larelation globale entre les peuples. Qu'est-ce que l'événement fait surgir, transforme et crée, dans la scénographie du siège, mais aussi dans les films documentaires et les récits littéraires, autochtones et allochtones? À l'heure où une nouvelle génération revient sur cette crise politique aux enjeux non résolus, ce livre ouvre un espace où entrent en relation et s'affrontent différents intérêts, connaissances et expressions relatifs à ce conflit territorial. Il engage une réflexion épistémologique essentielle à un processus de décolonisation aussi impératif qu'exigeant.

  • Nadia Myre is a multidisciplinary artist whose work explores themes of language, culture, and memory, and who sources the culture of her Algonquin ancestors as a way of confronting contemporary realities. This monograph provides a comprehensive first look at this Montreal-based artist's remarkable career

  • Encounters on Contested Lands analyzes films, plays, visual art, and protest marches by Indigenous artists in Québec, Canada, to explore the performance of cultural identity, sovereignty, and nationhood in Québec's independence movement

  • Ce mémoire est globalement axé sur la légitimité de la notion d'identité dans les contextes postcolonial et postmoderne. Plus précisément, il porte sur le concept de métissage dans l'art actuel à l'heure de la mondialisation culturelle, lieu propice à un renouvellement de l'identité et de l'imaginaire pour les communautés des Premières Nations d'Amérique du Nord. Il est divisé en deux parties. Les deux premiers chapitres énoncent une perspective socio-ethnohistorique autour des notions d'identité et de métissage, alors que le troisième chapitre expose un point de vue analytique à partir d'un corpus d'oeuvres de trois femmes artistes autochtones du Québec et de l'Ontario s'exécutant sur la scène artistique contemporaine, soit Sonia Robertson, Sylvie Paré et Rebecca Belmore. Plus spécifiquement, le premier chapitre fait état des connaissances et des discours sur les définitions même d'identité et de métissage dans les contextes colonial / postcolonial et moderne / postmoderne. Par extension, je pose cette question concernant l'hybridité culturelle: s'agit-il d'un principe d'homogénéisation et d'essentialisation des cultures ou d'un facteur garant d'hétérogénéité, favorable au mélange et aux échanges interculturels ? Le deuxième chapitre, quant à lui, énonce les contextes de dépossession territoriale et d'exiguïté culturelle dans lesquels ont été contraints les peuples des Premières Nations depuis l'époque coloniale. Il fait aussi mention des métissages artistiques (post)postmodernes, qui contribuent à un renouveau de l'imaginaire amérindien. Dans un esprit à la fois de contestation face à l'image folklorisée de l'« Indien » et de transmission des valeurs traditionnelles, les artistes autochtones font place à la réappropriation culturelle. Enfin, le troisième chapitre souligne les parcours identitaires de Sonia Robertson (Ilnue), Sylvie Paré (métisse huronne-wendat) et Rebecca Belmore (Anishinabekwe). À titre de comparaison, j'analyse un corpus d'installations et de performances sous le thème de la mémoire et de l'identité en lien avec les concepts élaborés dans les chapitres précédents. Le choix d'examiner le travail de trois femmes artistes provenant de communautés différentes permet de rendre compte de réflexions personnelles de la part de femmes autochtones face à la culture dominante et par rapport à leur culture d'origine. Ce choix vise par ailleurs à circonscrire, au sein même de leur production, l'importance de la tradition en fonction de leur affirmation identitaire. Je souhaite ainsi étudier comment ces propositions se positionnent dans un contexte de déterritorialisation culturelle en fonction d'une réalité post(néo)colonialiste, corrélative d'un entre-deux mondes. Pour conclure, je reviens sur les questions d'identité, de mémoire et de territoire en soulignant l'importance idéologique du combat identitaire des communautés autochtones, qui vise la mise en échec des préjugés et des constructions mythiques persistantes entre le « Blanc » et l' « Indien ». Je mesure en ce sens l'impact que pourrait avoir la pensée universelle amérindienne sur nos sociétés hypermodernes en crise et en quête de valeurs.

  • This article considers the way certain Indigenous artists are reviving conceptions of territory and history that are anchored in secular epistemologies and the construction of knowledge. Such conceptions provide a way for these artists to respond to colonial appropriation, reactivate interrupted dialogues, engender new forms of territorialization, and create places of commemoration and memory preservation. Similar to the historiographical deconstruction performed by thinkers and activists such as Vine Deloria Jr. and Taiaiake Alfred, these artists’ works offer a model of autonomy and environmental balance. While some are reviving mnemonic practices, such as the making of wampum, which traditionally preserve memories of alliances and conflicts, others have embraced Internet and selfie technologies as a means of creating new spaces for speech and recognition

  • La question de la mémoire en condition hyperconnectée s’articule également dans le potentiel des réseaux sociaux pour la mise en visibilité de différents mouvements activistes autochtones au Canada. À travers deux études de cas, le projet The Indigenous Archival Photo Project par l’écrivain Paul Seesequasis (Cri des plaines) et la page Instagram What Brings Us Here mettant en vedette les groupes d’activistes à Winnipeg The Bear Clan et Drag the Red, ce chapitre réfléchit à la manière dont les créateur.rice.s autochtones utilisent les réseaux sociaux comme des vecteurs d’agentivité narrative témoignant de différents enjeux touchant les communautés. Ces projets doivent être considérés comme des opérateurs de changements, car ils participent à la valorisation des voix autochtones et à l’instauration de divers réseaux de solidarité. Par différentes stratégies conversationnelles en ligne, ces projets renouent ainsi avec le communautarisme propre aux médiums de communication traditionnels autochtones où le dialogue est primordial.

  • Le collectif d'artistes Nation to Nation crée en 1996 CyberPowWow, une galerie d'art numérique autochtone en ligne. Entre 1997 et 2004, le projet voit quatre éditions se succéder et plus d'une vingtaine d'artistes y participer. CPW développe un modèle alternatif pour une production, une diffusion et une critique autodéterminée des arts numériques autochtones au Canada, ce qui lui confère une place importante dans la structuration de cette scène. Le présent mémoire vise à étudier la position de CPW - sa plateforme muséographique et ses œuvres - au sein d'un ensemble de discours chronopolitiques qui opèrent à l'intersection des arts, des technologies numériques et des identités autochtones

  • This paper proposes a theoretical framework with which to dis- cuss the critical engagement of media art projects in Second Life with racialized self-representation, fashion and ethnic dress. Ex- amining Montreal-based Mohawk artist Skawennati’s machinima series, TimeTravellerTM (2008-13), a project of self- determination, survivance and Indigenous futurity, it argues the critically-aware act of ‘virtually self-fashioning’ racialized born- digital identities, or virtual ethnicities, disrupts ways in which today’s vast proliferation of self-technologies enabling the crea- tion, recreation and management of multiple selves, would other- wise remain complicit with neoliberal colour-blind racism

  • Published by SITE Santa Fe on occasion of the inaugural SITElines Biennial, 'Unsettled Landscapes'. Unsettled Landscapes was curated by Janet Dees, Irene Hofmann, Candice Hopkins, and Lucía Sanromán. The exhibition, featuring 47 artists from 14 countries, looks at the urgencies, political conditions and historical narratives that inform the work of contemporary artists across the Americas--from Nunavut to Tierra del Fuego. Through three themes--landscape, territory, and trade--this exhibition expresses the interconnections among representations of the land, movement across the land, and economies and resources derived from the land."--Résumé de l'éditeur

  • Éros et tabou analyse les pratiques érotiques et les relations de genre au sein de diverses populations autochtones d'Amérique du Nord. Ces sociétés sont-elles plus ouvertes au principe de plaisir et aux pulsions sexuelles que les sociétés occidentales? L'ouvrage se penche particulièrement sur la tension existant parmi les Amérindiens et les Inuit entre, d'un côté, une sexualité d'apparence permissive qui peut acquérir un caractère public et décomplexé et, de l'autre, des pratiques strictement codifiées, souvent associées à des interdits. Le sexe apparaît donc comme un élément révélateur du social. Plusieurs thématiques sont examinées dans cette perspective, dont la différenciation des sexes et le travestissement, la contrainte et le consentement dans les unions et les mariages, la place du sexe dans la langue et la pensée symbolique, les relations sexuelles entre femmes autochtones et hommes d'origine européenne depuis le XVIe siècle ou encore la part jouée par les missionnaires dans la confrontation des Européens avec les moeurs autochtones. L'ouvrage est publié en hommage à Denys Delâge. Avec la collaboration de Marie-Pierre Bousquet, Denys Delâge, Raymond J. DeMallie, Louis-Jacques Dorais, Claude Gélinas, Anny Morissette, Murielle Nagy, Douglas R. Parks, Bernard Saladin d'Anglure et Olivier Servais.

  • Indigenous and decolonizing perspectives on education have long persisted alongside colonial models of education, yet too often have been subsumed within the fields of multiculturalism, critical race theory, and progressive education. Timely and compelling, Indigenous and Decolonizing Studies in Education features research, theory, and dynamic foundational readings for educators and educational researchers who are looking for possibilities beyond the limits of liberal democratic schooling. Featuring original chapters by authors at the forefront of theorizing, practice, research, and activism, this volume helps define and imagine the exciting interstices between Indigenous and decolonizing studies and education. Each chapter forwards Indigenous principles - such as Land as literacy and water as life - that are grounded in place-specific efforts of creating Indigenous universities and schools, community organizing and social movements, trans and Two Spirit practices, refusals of state policies, and land-based and water-based pedagogies.--publisher's description.

  • Compuesta por 355 obras de arte de naturaleza muy variada, la exposición en sala y ahora impresa busca visibilizar, dignificar, valorar y difundir los legados civilizatorios, reativos, culturales, económicos, sociales, políticos, tecnológicos, ambientales e históricos de los pueblos del África occidental y de sus descendientes en la construcción de Antioquia. Además, este catálogo pretende ubicar en las manos del público, y de los especialistas en museos y en estética, el de-bate sobre las encrucijadas que encierra la representación museal de las obras artísticas y de las culturas de los pueblos afroamericanos fraguados en el seno de las dinámicas esclavistas, imperiales y coloniales.

  • The development of Global Renaissance art history has had an undeniable impact on the field of colonial Latin American art. Some of the earliest manifestations of this disciplinary partnership can be found in exhibitions, monographs, articles, and edited volumes produced around the quincentennial of Christopher Columbus’s 1492 voyage. Exhibitions such as Circa 1492 at the National Gallery and a wave of scholarly publications addressed the cataclysmic impact of the European invasion and subsequent colonization of the Americas at an epistemological, linguistic, political, biological, and aesthetic level. The year 1992 precipitated an outpouring of critical reflection on the history of colonialism in the Western hemisphere and its enduring legacies both within Latin America and its diasporic communities.

  • In this paper I offer a brief overview of the academic debates about post-colonial theories and the concept of coloniality, seeking to map out their Latin American translations, especially from the perspective of feminist theories in relation to the coloniality of gender. By emphasizing an intersectional approach to understand the gendered character of coloniality, decolonial feminists are seeking innovative ways of articulating new epistemologies or “saberes propios”. However, in these debates little attention has been given to the issue of the travels and translations of decolonial feminisms in Latin America. In focusing on the vexed issue of translation, I want to explore some of the challenges Latin American decolonial feminists are facing today.

  • This essay aims to trace an overview of the decolonial aesthetics through the analysis of artistic expressions that occurred in Latin American territory. This analysis will allow us to enhance the cultural and artistic practices within its plurality and the typical spatial archetypes within its temporal resignification. The necessity of creation and the search for new epistemological fields translate the historical movements of the Latin-American cultural mouvance and the juxtaposition of temporalities, practices and the confluence of knowledge. We can find a stage of resistance and socio-historical borders subverted, mainly in the context of artistic and cultural manifestations and its capacity of invention and relativization. This essay aims to bring a reflection on the construction of cultural spaces and the dismantling of a single hegemonic perspective to define the artistic practices. The analysis and the epistemological questioning of the Latin-American trans-historical movement delineates an overview of the history of artistic productions that came out of practices and every-day life inventions and the elaboration of temporary spaces of claim and contestation through exhibitions, performances, festivals, and so forth. The idea of subverting a geopolitical imaginary and a cartography of the world (even if initially in local dynamics) consists of a central focus of this work.

  • En medio del proceso de construcción de la República, durante el siglo xix, en Venezuela los sectores no blancos de la sociedad intentaron legitimarse a través de la fotografía en las carte-de-visite, con el objetivo de ratificar su posición en esta sociedad ‘café con leche’. El uso de esta tecnología, así como la aparición y aceptación de manuales de urbanidad, fueron parte de un proceso en el que estos sectores intentaron ‘modernizarse’, reflejando las tensiones sociales asociadas, por ejemplo, a la dicotomía campo-ciudad o a la necesidad de ‘blanquearse’ ante los ojos de los coterráneos. El objetivo de este trabajo, es estudiar la manera en que el retrato fotográfico y el manual de urbanidad actúan en una sociedad cuyas diferencias y distancias sociales y económicas han sufrido un gran trastorno luego del proceso independentista. During the process of the construction of the Republic, in the 19th Century, non-white sectors of Venezuelan society attempted to legitimise themselves through photographs in their cart-de-visite, with the object of ratifying their position in this ‘coffee and milk’ society. The use of such technology, as well as the introduction and acceptance of urbanity handbooks, were part of a process in which these sectors tried to ‘modernise’, reflecting related social tensions, for example, the urban-rural dichotomy or the need for ‘whitening’ themselves in the eyes of their fellow citizens. The purpose of this paper is to study the way in which photographic portraits and urbanity handbooks act in a society in which social and economic differences and distances have undergone a great upheaval since the independence process.

  • Este trabajo se propone comprender la incidencia de las relaciones de poder que ciertas representaciones temporales acerca de grupos indígenas pueden ejercer en nuestra comprensión pasada y actual. Diversas imágenes reprodujeron ideas de indígenas que, aunque estuvieran vivos, mostraban una cultura asimilada a un pasado de amplias dimensiones. Por lo tanto, para comprender el proceso de invisibilización de la diversidad indígena en la cultura nacional, es relevante considerar los mecanismos de montaje discursivo —visuales y textuales—, vinculados con las nociones temporales de indios viviendo en un supuesto tiempo remoto. Atendiendo a ello, se analizan los procesos de montaje, desde la producción de las fotografías hasta la edición y presentación de imágenes, tanto en la prensa como en postales, publicaciones científicas y de divulgación, para ver cómo a veces pequeños cambios de encuadre, contraste, retoque o selección pueden incidir en la construcción de diversas historias, en la comprensión y en los sentidos construidos y en pugna.

Dernière mise à jour depuis la base de données : 30/01/2026 05:00 (EST)