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Dans son ouvrage Shell Shock Cinema, publié en 2009, Anton Kaes se distancie fortement du travail fondateur et classique de Siegfried Kracauer, From Caligari to Hitler, publiée en 1947, et portant sur le cinéma pendant la période de Weimar. Réfutant la thèse de Kracauer selon laquelle un inconscient collectif allemand annonce la montée du nazisme dans le cinéma de l’entre-deux-guerres, Kaes affirme au contraire que le shell shock, héritage de la Première Guerre mondiale, est l’un des moteurs du cinéma weimarien. Les travaux de Kaes s’inscrivent dans une historiographie en renouvellement qui, confrontant également la thèse de Kracauer, met désormais l’accent sur la Première Guerre mondiale, et non sur la Seconde Guerre mondiale, pour mieux comprendre et analyser le cinéma weimarien. Ce mémoire, tout en étudiant de façon détaillée l’historiographie du sujet, tend à approfondir et à réévaluer la thèse d’Anton Kaes en l’exposant à davantage de films représentant des traumatismes personnels, des traumatismes sociaux et des chocs post-traumatiques (CPT). Ces maux sont exacerbés par des tensions sociopolitiques – insurrection de janvier 1919, Traité de Versailles, occupation de la Ruhr, l’inflation de 1923-24, etc. – alimentant à la fois des représentations symboliques et concrètes d’expériences traumatisantes qui caractérisent l’ensemble du cinéma weimarien.
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Ma recherche vise, d’une part, à appréhender le phénomène de la publication des correspondances des « poilus » (les soldats français de la Première Guerre mondiale) et d’autre part, à déterminer leur rôle dans la mémoire collective de la Grande Guerre. Précédé d’un bilan historiographique, mon travail se divise en trois chapitres autour de trois thèmes principaux, la correspondance, l’édition et la mémoire. Le premier chapitre met en contexte la production des lettres et identifie les facteurs l’influençant. Le deuxième chapitre se penche sur les buts éditoriaux des publications de correspondances et sur leur transformation au fil des époques. Finalement, le dernier chapitre analyse la place de ces publications dans le cadre de la commémoration de la Grande Guerre. La recherche va au-delà de l’analyse des lettres et s’intéresse davantage aux desseins éditoriaux des recueils. Les sources utilisées sont des ouvrages collectifs publiant des lettres de poilus, édités entre 1922 (La dernière lettre) et 2006 (Paroles de Verdun).
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The inter-war period began at the end of the First World War and was part of a desire for change, lasting peace and a new international order. However, the reality of a return to peace is complicated by the scale of the conflict. The public space is transformed: monuments to the dead, destruction, widows and orphans. There is also a reflection on the sustainability of Western civilization: its limits, its models and its dangers. This paper examines the vision of an artist, Hermann-Paul, in order to know contemporary representations of inter-war France and the models of Western civilization. The study focuses here on Hermann-Paul’s work in the press, particularly in the weekly magazine Je suis partout, which offers the advantage of being able to follow the artist every week over a decade from December 1930 to February 1940. Several questions guide this research. What is Hermann-Paul's France? Why does it seem to be in crisis and what are the models and counter-models? Peace activists, who defend the idea of a lasting peace, are major actors of the period. Through their desire for change, they also participate in this civilizational anguish. How does the caricaturist integrate them into his French vision? The paper also focuses on the instrumentalization of gender, and subset that is masculinity. There is still a lack of Francophone studies in this area. The objective of this study is to participate in the historical analysis of the field of virility, with the case of Hermann-Paul. The caricature is an opportunity since this format instrumentalizes the codes of drawing and virility in order to construct, justify and divert representations.
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Durant la Seconde Guerre mondiale, la Grande-Bretagne tente de diviser les forces allemandes et de nuire à leur effort de guerre en envoyant des agents dans les pays conquis en Europe et en Asie. Ces agents sont chargés de rapatrier les soldats alliés, de saboter les lignes de communication ennemies ou encore de coordonner la Résistance. Parmi tous les agents parachutés se trouvent une quarantaine de Canadiens recrutés pour leur connaissance du français et envoyés infiltrer la France. L’étude suivante fait état de leur parcours dans les forces spéciales britanniques, de l’importance que prend le caractère francophone des agents, mais surtout de la collaboration entre Londres et Ottawa entourant leur prêt. Comment le Canada soutient-il la Grande-Bretagne dans ses opérations derrière les lignes ennemies? Quel rôle les agents canadiens y occupent-ils? Comment sont-ils perçus par les Britanniques? Grâce aux archives militaires canadiennes et britanniques, particulièrement les correspondances entre les deux pays au sujet des agents et les dossiers militaires des agents, nous explorons la participation canadienne aux forces spéciales britanniques, plus précisément dans le Special Operations Executive et le MI 9. Notre étude s’étend de la création de ces organisations à leur dissolution, de leurs opérations en France à celles en Asie, du recrutement des Canadiens jusqu’à leur retour à la vie civile. Ce mémoire montre que l’expérience et les capacités des agents canadiens acquis en France les rend intéressants auprès des opérations spéciales britanniques au-delà des capacités linguistiques ayant initialement mené à leur recrutement.
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Ce mémoire a pour objet de comprendre le rapport à la paix qu’entretient l’Église catholique au Canada français à une époque, l’entre-deux-guerres, où partout ailleurs en Occident émerge un engouement pour la paix et le pacifisme. Le Canada français demeure curieusement étranger à cet élan : peu d’engagements pacifistes y sont observables avant 1945. Pour comprendre cet apparent désintérêt, nous postulons que le discours de paix de l’Église catholique y a fait concurrence au pacifisme. Pour comprendre ce message chrétien de paix, nous avons étudié la presse écrite de trois ordres réguliers implantés au Québec et en Ontario : l’École sociale populaire et les Semaines sociales du Canada des Jésuites ; la Revue dominicaine des Dominicains ; et la Revue de l’Université d’Ottawa des Oblats de Marie-Immaculée. Fortement inspirés par les méthodes de la philosophie thomiste et de la sociologie leplaysienne, les auteurs étudiés postulent la primauté du spirituel sur le matériel. Il s’ensuit que la réforme des mœurs prime sur celle des structures, et que les clercs doivent préparer les consciences en amont pour que la paix soit implantée en aval par les laïcs. Selon cette logique, la paix internationale ne peut être que l’aboutissement de la paix sociale, qui elle-même doit résulter du projet de rechristianisation de la société par l’Église. Ce rapport à la paix amène les auteurs étudiés à adopter trois postures contrastées vis-à-vis des initiatives pacifistes qui tentent de s’implanter au Québec durant l’entre-deux-guerres : l’indifférence, car la guerre n’est qu’un symptôme de maux plus profonds ; la méfiance, car le pacifisme est trop à gauche, trop antifasciste et pas assez anticommuniste ; l’engagement, car, au-delà de leurs réticences, les catholiques voient dans ce mouvement un signe des temps auquel ils doivent s’accorder, et tentent de le coopter afin d’y faire triompher les valeurs de l’Église.
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Following the end of the First World War, a new world order emerged from the Paris Peace Conference of 1919. It was an order riddled with contradictions and problems that were only finally resolved after the Second World War. Beyond the Great War brings together a group of both well-established and younger historians who share a rejection of the dominant view of the peace process that ended the First World War. The book expands beyond the traditional focus on diplomatic and high political history to question the assumption that the Paris Peace Treaties were the progenitors of a new world order. Extending the ongoing debate about the success of the Treaty of Versailles and surrounding events, this collection approaches the heritage of the Great War through a variety of lenses: gender, race, the high politics of diplomacy, the peace movement, provision for veterans, international science, socialism, and the way the war ended. Collectively, contributors argue that the treaties were at best a mitigated success, and that the "brave new world" of 1919 cannot be separated from the Great War that preceded it.
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Le présent article donne un nouvel éclairage sur la réintégration dans le marché du travail des anciens combattants francophones québécois de la Première Guerre mondiale. En exploitant les dossiers personnels des combattants et les informations sur les salaires et les professions des recensements de 1911 et 1921, les auteurs examinent si les soldats de retour au pays ont eu de meilleurs résultats sur le marché du travail que les non-soldats. Les résultats tendent à montrer que l'acquisition de capital social et humain agit positivement sur la réintégration des anciens combattants, l'ampleur de cette amélioration dépendant de l'âge, de la durée du service, du statut des soldats (volontaires ou conscrits), de la profession, du lieu de résidence et du fait que les recrues ont servi en Europe ou sont restées au Canada.
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Le sénateur français et le président américain ont défendu deux conceptions antagonistes de la paix lors de la Conférence de Paris de 1919. Si la philosophie politique de Bourgeois est caractérisée par la grande cohérence de son projet solidariste, celle de Wilson, inspirée par le pragmatisme, est plus ambiguë. La confrontation entre les deux hommes illustre la tension qui existe, au sein des milieux internationalistes, quant à l’orientation à donner aux relations internationales après la guerre. Alors que Bourgeois défend à Paris une conception juridique, Wilson, de son côté, prétend que l’action internationale doit avant tout être guidée par la moralité et le poids de l’« opinion publique mondiale ».
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"Was the end of the First World War a catalyst for progress or the harbinger of future conflict? The essays in this collection address the impact of the end of the First World War, with a focus on the extent to which the end of the war and the Paris peace process encouraged or disrupted the nascent international order. The focus is on western Europe, particularly France. Among the topics addressed are the relationship between gender and peace activism, international and trans-Atlantic connections, and the significance of French domestic politics to international relations. Collectively, the essays extend the ongoing debate about the success of the Treaty of Versailles: they add nuance to the debate by showing how particular issues combined both success and failure. The volume should be of interest to military, diplomatic, and international historians, with particular chapters of interest to a wider range of scholars in European history.
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Si l’historiographie récente a tendance à montrer que les armistices de 1918 furent loin de marquer partout la fin des combats, il n’en demeure pas moins vrai que la paix était désormais à l’ordre du jour et que les peuples, épuisés et traumatisés par cet interminable conflit, entendaient bien être les acteurs à part entière de ce processus. En privilégiant la sphère européenne, ce numéro entend rappeler qu’au lendemain de la Grande Guerre la paix fut aussi l’affaire des peuples.
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L’Action française was a significant ideological and intellectual movement in the French Third Republic’s political and cultural history. With its nationalist and antirepublican rhetoric, its flashy political activism and its daily newspaper, it advocated the idea of the restoration of the French monarchy to replace the democratic government, which it considered deleterious. However, it put its royalist agenda on hold during the Great War and refocused on its patriotism. L’Action française backed the governments of the firmly republican Union Sacrée throughout the war and became one of the staunchest allies against the threats to the nation, whether internal or external. At the end of the war, L’Action française had become an acknowledged political actor and had acquired intellectual notoriety. Though significant, this turnaround has nonetheless received little attention in the movement’s historiography. This thesis aims to examine L’Action française’s political journey and ideological evolution based on an analysis of politically-flavored columns published in its daily newspaper between 1914 and 1918 and reports of investigations by the French Department of the Interior (Sûreté générale). This study depicts a rather colorful portrait of the movement’s path and evolution. While L’Action française’s theoreticians and newspaper acquired a great fame thanks to their views and efforts moved by national interest, its political activism was practically destroyed by the military mobilization. Moreover, despite adhering in principle to the political truce brought by the Union Sacrée, it never gave up on its ideological criticism of the republican regime and the promotion of its royalist agenda. Studying the French political scene during the Great War and the role L’Action française reveals this ambiguity while illustrating the singularity of the period’s major debates.
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La fête nationale française, décrétée en 1880, vise à consolider l’adhésion à la Troisième République, régime né dix ans auparavant et toujours en déficit de légitimité. Malgré les efforts du gouvernement pour rejoindre les Français de toutes allégeances, des discordes idéologiques persistent et la fête nationale du 14-Juillet ne parvient pas à faire l'unanimité. Telle est la situation sociale et politique de la France à l’aube de la Grande Guerre. Alors que se multiplient les batailles et les pertes militaires, la conviction d'une guerre courte fait place à la réalité d'une guerre aussi destructrice qu’interminable. Les 14-Juillet de ces années-là démontrent la nécessité d'adapter les célébrations nationales à la réalité de la guerre totale et des besoins qu'elle engendre. Parallèlement, le deuil et la souffrance de la guerre ravivent les oppositions sociales et politiques d'avant-guerre, remettant en question les capacités du gouvernement à faire face à la situation, menaçant tant l'Union Sacrée que la République. L'entrée en guerre des États-Unis, en avril 1917, offre l'occasion à quelques hommes politiques prévoyants de rétablir la cohésion sociale autour des valeurs républicaines. En 1917, puis en 1918, le gouvernement mise sur l'union des fêtes nationales républicaines française et américaine pour ranimer l'espoir, le courage et le patriotisme de tous les Français. Au-delà de l'hommage rendu à un allié que l'on espérait plus, l'union des deux fêtes devient le symbole de la solidarité et de la fraternité qui unit les deux Républiques-sœurs, et réaffirme la force et la légitimité du régime français en place. Le 14-Juillet, emblème du parcours social et politique français, connaît donc, à l’occasion de la Grande Guerre, une mutation, une redéfinition de sens. À l'image de la France, « moderne », le 14-Juillet tel que développé lors du conflit, ne cesse de s'adapter aux besoins et à l'image d'une société en constante évolution.
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This mémoire aims to show that media space, in times of commemoration, is a privileged place for historians who want to capture the dynamics of a community’s memory. Our case study is the media coverage of the centenary of the First World War through the lens of The Guardian, Le Monde and Die Süeddeutsche Zeitung. We analysed in these newspapers the press coverage from June 2014 to July 2017 in the online sections First world war, Centenaire 14-18 and Erster Weltkrieg. This study uses an operative definition of collective memory that allows us to understand the necessity, in the history of memory field, to study journalism not simply as an archive, but also as a discursive space where various complex representations of the past meet and communicate in order to redefine themselves. This discursive space has two points of junction: Practiced history and “mythistory”. The dynamics of this space have been studied for each publication in this research. First, we identify the major historical configurations of the Great War, the role of historians in the coverage, and try to see to which extent these configurations are expressed in the three newspapers studied. Finally, the commemorative intentions of the newspapers are identified and then tested through a study of news-flow and an analysis of the lexical fields of the respective media coverage.
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Au terme de la Grande Guerre (1914-1918), rares sont ceux et celles qui ne rêvent pas d’un monde nouveau. Après quatre années de souffrance et d’angoisse, la paix s’impose comme une pulsion de vie qui touche toutes les populations impliquées dans le conflit, en premier lieu celles qui ont connu les combats sur leur propre territoire. Un nombre record de mouvements pour la paix émerge des cendres de la guerre, dont plusieurs sont spécifiquement féminins. Pour ces femmes, privées du droit de vote et donc exclues de la vie politique au sens traditionnel, ces mouvements apparaissent comme autant de nouveaux espaces d’actions politiques. À travers leur lutte pacifiste, elles investissent le champ politique et social, avec des débats qui n’ignorent aucune des grandes questions de l’entre-deux-guerres. C’est donc dans cette perspective que les femmes prennent parole : même si elles n’ont pas connu comme les hommes les champs de bataille, elles ont aussi souffert pendant le conflit et revendiquent le droit de « refaire le monde ». Ces quelques femmes sont toutefois longtemps restées dans l’ombre : doublement ignorées en raison de leur pacifisme et de leur sexe. L’historiographie de l’entre-deux-guerres en France a en effet longtemps négligé leur travail dans l’établissement de la paix et dans les relations internationales. Cette thèse cherche donc à combler un vide laissé par une historiographie trop longtemps axée seulement sur les hommes politiques et liant de façon trop stricte l’action politique et le droit de vote. À partir de l’analyse de cinq associations pacifistes féminines – la Section française de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (SFLIFPL), la Ligue des femmes contre la Guerre (LFCG), l’Union féminine pour la Société des Nations (UFSDN), l’Union fraternelle des femmes contre la guerre (UFFCG) et la Ligue internationale des mères et des éducatrices pour la paix (LIMEP) – notre recherche propose une nouvelle analyse des affaires internationales en abordant les questions de la paix, de la réconciliation franco-allemande et du désarmement au féminin. Elle met également en lumière les discours sur le rôle et la place des femmes dans la société de l’entre-deux-guerres et cherche à comprendre comment les pacifistes contournent leur exclusion des affaires politiques et légitiment leurs démarches dans la construction de la société d’après-guerre.
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L’application aux civils du concept de « sortie de guerre » offre aux historiens de nouvelles pistes de recherche. Bien que la mobilisation culturelle de l’enfance dans la Grande Guerre ait fait l’objet de plusieurs études depuis les dernières années, le processus de démobilisation reste, quant à lui, peu exploré. Ce mémoire s’intéressera donc à la « sortie de guerre » chez les enfants français, à travers des sources inédites : des lettres adressées au président des États-Unis, Woodrow Wilson, à la fin de 1918. L’analyse met en lumière la perception des enfants sur la paix, la guerre, les Américains, et les changements de leur quotidien depuis l’armistice. Après une première partie historiographique, le deuxième chapitre portera sur la représentation de Wilson, des Américains et de la paix. Dans le dernier chapitre seront analysés le quotidien des enfants dans les mois suivant l’armistice, les représentations de la guerre et le processus de démobilisation. Fin 1918, la guerre tient encore beaucoup de place dans les propos des enfants et peu de signes de démobilisation émergent de leurs lettres. Ainsi, le président américain est représenté comme le sauveur de la France et le grand vainqueur de la guerre plutôt qu’en apôtre de la paix. Le sujet principal des lettres porte ainsi sur la reconnaissance et la gratitude des enfants envers le président et les États-Unis pour leur participation à la guerre et pour l’aide à la victoire. Les valeurs et le passé communs entre les deux pays alliés, exploités par la propagande de guerre, sont soulignés par les enfants. La fin de la guerre commence à peine à se faire ressentir dans le quotidien des enfants. La période est marquée par les célébrations de la victoire. De plus, la peur tend à s’atténuer avec la fin des violences de guerre et des nouveaux deuils. Les perturbations de la guerre demeurent cependant chez plusieurs enfants, particulièrement chez les réfugiés et les orphelins de guerre : la pauvreté, les séparations familiales et les privations alimentaires en affectent ainsi plusieurs. La perpétuation de ce climat de guerre influence la démobilisation des enfants, qui manifestent leur patriotisme et leur haine de l’ennemi. Les représentations de l’ennemi et des combattants du temps de la guerre prévalent donc encore, mais les enfants expriment néanmoins leur lassitude du conflit et leur désir d’un rapide retour à la normale.
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