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  • Dans cette étude des représentations genrées et racialisées de Catherine de Médicis, il s’agit d’analyser la manière dont la misogynie, l’anti-italianisme et la haine du parvenu de la France du XVIe siècle ont servi à façonner la légende noire de cette reine. De tels discours sont contenus dans les libelles des Monarchomaques et des Malcontents, publiés dans les années 1573-1576, qui véhiculent une critique du gouvernement de la reine mère fortement misogyne, xénophobes et anti-parvenu à un moment où ses représentations basculent drastiquement dans le mépris, et qui élaborent une véritable théorie du pouvoir monarchique. Ces libelles s’inscrivant dans les débats entourant la nature de la monarchie française au temps des guerres de Religion, l’analyse des représentations de Catherine de Médicis, par le prisme de l’intersectionnalité, nous renseigne plus largement sur les dynamiques de transformations profondes de la monarchie française à l’Époque moderne et nous dévoile une représentation de la noblesse et un idéal monarchique genrés et racialisés promus par ces libellistes.

  • Cette thèse a pour ambition de présenter une « archéologie » de la culture biblique vernaculaire en Italie de la fin du Moyen Âge à la première moitié du XVIIe siècle. Nous nous intéressons, dans une perspective d’histoire de la dissidence religieuse, mais surtout de la « religion vécue », aux formes d’accès, à l’interprétation et aux pratiques des textes sacrés. Nous tentons de retracer les continuités et les transformations dans les habitudes de consommation des textes bibliques, ainsi que dans les pratiques et croyances qui en découlaient. Pour ce faire, nous nous focalisons sur l’expérience des laïc/ques, de toutes conditions sociales et de toutes compétences intellectuelles, en tenant compte à la fois des prescriptions et condamnations de l’Église et de la production éditoriale. La première partie porte sur la « pratique ordinaire » des Écritures à la fin du Moyen Âge et à la Renaissance. Elle explore les multiples manifestations textuelles, orales et visuelles des textes sacrés et les diverses formes d’engagement des fidèles avec les contenus scripturaires, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du modèle de piété promu par l’Église. La seconde partie traite des facteurs religieux et intellectuels qui ont contribué à faire de la lecture des textes sacrés en vernaculaire une pratique dissidente au XVIe siècle, entraînant leur condamnation. La troisième partie examine les conséquences de l’Index Clémentin de 1596 sur l’accès des gens du commun aux Saintes Écritures en vernaculaire au cours de la première moitié du XVIIe siècle. Elle analyse également les stratégies de contournement de la norme ecclésiastique adoptées par les lecteur/ices.

Dernière mise à jour depuis la base de données : 27/03/2026 13:00 (EDT)

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