Votre recherche
Résultats 87 ressources
-
This dissertation examines the reaction of Canadian clergy to the American invasion of 1775-1776. While historians have generally considered that the priests of the colony remained loyal to the British Government on this occasion, three priests stand in contrast to this image of loyalty: Eustache Chartier de Lotbinière (1716-1785), Pierre-René Floquet (1716 -1782), Joseph Huguet (1725-1783) and Pierre Huet de La Valinière (1732-1806). Suspected by church and colonial authorities to have shown sympathy to the American revolutionaries, these men were struck by various sanctions that permanently affected the development of their careers.
-
This dissertation focuses on the culture of collecting as a social act. It begins by studying the discourse held by individual collectors and groups of collectors pertaining to their collecting practices. This examination reveals the motivations that justify the social importance of an essentially individualistic act, by connecting it to various collective benefits such as furthering historical knowledge, building national identity, and civic education. The collectors propagate a utilitarian vision of their activities, and rationalize a hobby that is often negatively perceived. This analysis exposes the characteristics that compose the image of an ideal practitioner, as well as the criteria established to determine the status of private collections and their components. The dissertation also considers collecting as a practice, and demonstrates that collecting consists of a series of acts that can be grouped into three main categories: acquiring, managing, and disseminating. It describes how, and from whom collectors acquired objects, and reveals the importance of local and international networks of transaction. It then highlights the care given to objects in the area of collection management: preparing, cleaning, hanging, storing, classifying, inventory, and cataloguing. Finally, it establishes the particular forms, occasions, and public to which collections are exhibited. The dissertation does not consist of a study of collections, but instead puts forward a cultural history of the practice of collecting. The objects amassed and classified (coins, medallions, stamps, aboriginal artefacts, archeological objects, works of art, autographs, books, rare documents, natural history specimens) are not considered in themselves, but rather as the product of a process that is the true subject of this research. It presents a critical reading of collecting and seeks to understand the aspirations, beliefs, values and representations of collectors, for collecting is a way to organize the world, and thus the collection reveals, through the choices made in the selection of pieces and the order in which they are placed, a way to see and understand this world. The practice of collecting is considered as a way in which to study male sociability, the significance of notions such as virility or the nation, and the importance given to history, sciences, and civic education.
-
Entre la fin du régime français et l’adoption de l’Acte constitutionnel par le Parlement de Londres en 1791, le rapport que la noblesse canadienne entretient avec le système judiciaire civil de la colonie change de façon majeure. Les Canadiens doivent s’adapter au nouveau système mis en place par l’administration britannique de la colonie. En Nouvelle-France, les nobles présentaient leurs différends juridiques civils devant le Tribunal royal, régi par la Coutume de Paris ; à partir de la Cession (1763), ce sont officiellement les lois britanniques qui s’appliquent jusqu’au retour des lois civiles françaises en 1774. Après quelques adaptations, la Cour des Plaidoyers communs devient la cour de prédilection des Canadiens, et par conséquent, de l’ancienne élite militaire. Le système judiciaire constitue un élément important de l’étude de l’évolution de la colonie, car l’attitude de la caste élitaire face aux tribunaux est un indicateur de sa capacité d’adaptation et de son degré d’implication dans la vie sociale.
-
Il exista, dans la Province du Canada (1841-1867), une culture collégienne francophone dotée d’un organe de presse et d’un système délibératif autorégulé. C’est ce que démontre une lecture serrée et longitudinale de L’Abeille que produit, entre 1848 et 1862, la Société typographique du Petit Séminaire de Québec. Par un examen matériel et intellectuel de la sociabilité étudiante, ce mémoire contribue au champ historiographique qu’est celui de l’histoire des élèves et investit un terrain où convergent l’histoire de l’Église canadienne-française, l’histoire de la presse, l’histoire de l’éducation et l’épistémologie de l’histoire. La présente étude explore, dans un Canada libéral en construction, la mise en langage spécifique au cœur du mécanisme fondamental de la formation d’une sous-culture cohérente. Les collégiens de l’entreprise de presse de Québec importèrent dans leur maison d’enseignement un savoir-faire réservé aux typographes professionnels et établirent des canaux de communication entre les élèves de différents collèges du Canada français. En donnant une existence écrite à la chanson et à une surprenante série d’épisodes de sociabilité étudiante, L’Abeille dota les collégiens de leur propre définition du politique. L’hebdomadaire coordonna les espaces où les élèves pouvaient s’exprimer les uns devant les autres sur des questions les concernant — des espaces séparés de la sphère où des adultes faisaient l’expérience de leur publicité canadienne-française. L’espace public résultant de cette articulation hébergea l’élaboration de deux épistémologies estudiantines de l’histoire dont la mécanique et la fine chronologie n’avaient pas encore été exposées. En la première se joue en partie l’essor d’une écriture collégienne de l’histoire du Canada. En la seconde se découvre une attitude résolue devant l’impossibilité de réconcilier le collège et le monde.
-
Ce mémoire a pour but d’éclairer le processus de mobilité sociale ascendant et descendant dans une perspective historique. Il étudie une famille canadienne-française ayant vécu une telle mobilité entre la seconde moitié du XIXe siècle et la première moitié du siècle suivant. Il cherche à en comprendre les causes ainsi que la façon dont ce processus fut vécu par les membres de cette famille. La trajectoire sociale de notre principal sujet, Émile Théroux (1870-1944), et de sa famille, fait ressortir le caractère complexe des causes d’une telle mobilité. Ce texte explore une mobilité sociale ascendante qui prend racine dans la paysannerie du Québec et la classe ouvrière des États-Unis et dont le déploiement se fait dans la petite-bourgeoisie rurale du Centre-du-Québec. Les balbutiements en sont une première tentative d’exploitation d’un hôtel à Drummondville par les parents d’Émile Théroux. L’ascension se poursuivit par l’exploitation pendant plus de dix ans d’un autre hôtel à Saint-Cyrille de Wendover et par l’achat d’une briqueterie par notre protagoniste au début du XXe siècle. Elle s’arrêta brutalement à la fermeture de cette même entreprise en 1918. Le déclassement se confirma avec une faillite en 1925. Face à ces déboires, les différents membres de la famille eurent à quitter la bourgeoisie pour émigrer socialement vers la très petite-bourgeoise, la paysannerie et la classe ouvrière. Grâce à une approche microhistorique et un usage de sources primaires diversifiées, ce mémoire démontre l’importance de prendre en compte les pratiques, les habitus et les structures dans l’analyse d’un processus de mobilité sociale. Cette étude a fait le pari, en analysant le parcours social de la famille Théroux, d’éclairer un processus encore peu étudié par l’historiographie. Il met particulièrement en lumière les réactions différenciées des multiples membres de la famille vis-à-vis du déclassement tout en démontrant son impact traumatisant.
-
Thanks to state-sponsored dredging operations, Montreal had become a true seaport by the second half of the 19e century. Transatlantic ships regularly visited the harbour during the seven-month shipping season. Hence, from May to November, a large number of seamen set foot in the city. The purpose of this paper will be to study these merchant seamen ashore. The sailors, forming a group distinct from the colonial population, though physically close to the heart of the old city, were marginalised, drawing attention to themselves mostly when they transgressed some social norm. Their doings on land will be described using mainly three different spaces belonging to the harbour front as starting points for our investigation. We will look at the harbour basins, witness to both drownings and salvage operations; the docks, where the stealing of cargo was more or less standard fare; and the nearby watering hole, where sailors quenched their thirst and looked for companionship. Their inclination to fight and to drink significant quantities of alcohol, their proximity to the indigenous laboring poor marked them as suspect. To keep an eye on them and impose order on the docks, a special force, The Montreal Water Police, was set up during the boating season. Sailors were considered potential treats to maritime trade, since conflicts between the lower and upper-decks sometimes ended in desertion, thus disrupting the flow of commerce. For much of the period, the federal authorities tried to repress crimping, since crimps, acting as illegal recruiters basically controlled the sailor’s labour market. Amidst the violence and instability which characterised the labour market, sailors were both victims and benefactors of the standoff between crimps and government officials. To conclude, we will argue the presence of sailors in the second half of the 19th century had an influence on the development of the Montreal harbour front; making this neighbourhood something akin to a “sailortown”, a place both physical and spiritual where the maritime culture found its expression ashore.
-
This study examines the history of the physical education of Montreal’s young French Canadian girls from 1860 to 1920; from the first manifestations of corporal education in the private education network to the so-called « golden age » of women’s sports in Canada. Firstly, the discourses of French Canadian scientists are analyzed in such a way as to capture their theoretical reflections on the female body in movement and the prescriptions they formulated. Subsequently, this study presents the evolution of sport and gymnastic practices in the Catholic female boarding schools of Montreal held by the Sisters of the Congregation of Notre-Dame and the Sisters of the Holy Names of Jesus and Mary. Proponents of women’s physical education faced certain challenges: how to promote exercise for young women without exposing them to the public space? How to reconcile physical training with the aesthetic ideal of femininity? Finally, how to promote more movement for the juvenile female body without risking its reproductive capacity? Doctors and educators, faced with this dilemma, defined the contours of an acceptable female physical and sports education. However, although the norms disseminated by the predominantly male prescriptive literature were restrictive, innovative practices that met specific objectives started to appear in Montreal’s boarding schools in the 1860s. These practices diversified in the first decades of the twentieth century under the impetus of historical actresses – teaching sisters, gymnastic professors and students.
-
Face aux visées assimilationnistes qui alimentent l’Acte d’Union de 1840, les élites canadiennes-françaises entament la définition culturelle d’une identité nationale dans le but de justifier l’existence du Canada français en tant que nation distincte. Cet effort se traduit notamment par un foisonnement littéraire, fortement teinté de nationalisme. Or, certaines des œuvres les plus populaires du XIXe siècle sont d’origine anglophone : notons Évangéline - A Tale of Acadie, Antoinette de Mirecourt or Secret Marrying and Secret Sorrowing et Le Chien d’Or – A Legend of Quebec. L’objectif de ce mémoire est de comprendre la place qu’a pu occuper la traduction littéraire de l’anglais vers le français dans ce contexte de définition nationale. Ceci sera réalisé grâce à deux approches. La première envisage le rapport du traducteur aux œuvres en analysant les transformations et l’adaptation accomplies au sein du texte. Cette approche est conduite à travers l’étude des traductions de Pamphile LeMay. La seconde approche considère le rapport entre le lectorat et la traduction, étudié à travers les œuvres traduites de l’autrice canadienne-anglaise Rosanna Leprohon. L’étude permet de déterminer que la traduction mène à une appropriation des textes au sein du corpus littéraire national canadien-français et que le travail du traducteur est perçu comme une activité créatrice au service du nationalisme francophone.
-
Cette étude s’intéresse à l’évolution de la culture politique bas-canadienne, depuis le moment où s’accentuent les demandes de réformes constitutionnelles du Parti canadien, au début des années 1820, jusqu’aux Rébellions des patriotes de 1837-38. Il prend pour cadre d’analyse les théories du pacte social (ou contractualistes) développées par des philosophes et juristes européens aux 17e et 18e siècles, en particulier Thomas Hobbes, John Locke, Samuel Pufendorf et Jean-Jacques Rousseau. Le mémoire expose les principes de ces théories tout comme leurs spécificités afin d’établir l’influence de cette tradition politico-juridique dans le discours des élites bas-canadiennes. Suivant les traces de Louis-Georges Harvey et Michel Ducharme, cette recherche veut contribuer à cerner au sein de quelle grande tradition politique du monde atlantique s’inscrivait le discours des patriotes et celui de leurs partisans. Elle tente aussi de savoir à quelles visions du pacte social les intellectuels bas-canadiens adhéraient publiquement ; de quelle manière leur philosophie du pouvoir ainsi que leur compréhension des droits et devoirs des sujets de la Couronne ont évolué lors de cette période ; quels étaient les discours concurrents, notamment catholiques, de la part de leurs adversaires, etc. Sur le plan méthodologique, la recherche a recours aux archives de la presse périodique francophone de l’époque (Le Canadien, La Minerve, L’Ami du peuple, Le Constitutionnel, L’Écho du pays, etc.) Les trois piliers des théories contractualistes ont servi, quant à elles, à structurer le mémoire de la façon suivante : un premier chapitre ayant pour thèmes les doctrines modernes du droit naturel et du contrat ; un second chapitre celui de la doctrine moderne de la souveraineté. L’étude suggère que la scission du mouvement patriote entre ceux qui ont privilégié une sortie de crise légale et ceux qui ont opté pour la force n’était pas le résultat d’une différence intrinsèque de philosophie politique, mais plutôt le produit d'une évaluation différente de la gravité du moment, les deux camps partageant une seule et même vision de la souveraineté et du pacte social, tout au long de la période.
-
Présentation de l'éditeur : "En août 1657, quatre sulpiciens venus de Paris s'installent à Ville- Marie, au Canada. Ainsi commence, il y a 350 ans, l'aventure de Saint-Sulpice de Montréal. Éducation, charité publique, direction des âmes, organisation des paroisses, missionnaires et seigneurs de l'île, mécènes culturels : les Sulpiciens, hommes d'action et de goût, oeuvrent sur tous les fronts et sont étroitement associés à l'histoire de Montréal. Mais ils opèrent dans l'humilité et la discrétion propres à leur vocation religieuse. Aussi leur histoire restait-elle à écrire. C'est maintenant chose faite grâce aux travaux des historiens laïques ici réunis. Ceux-ci ont eu librement accès à des archives qui comptent parmi les plus anciennes au Canada. L'ouvrage fort documenté et richement illustré qui en résulte n'est pas seulement une référence. Il est aussi une invitation à entreprendre un périple dans une histoire méconnue, non exempte de soubresauts. C'est que tout en vivant leur sacerdoce sous le regard de Dieu, les Sulpiciens de Montréal entendaient aussi - entendent toujours - vivre ici-bas, parmi les hommes"
-
Louis Babel, missionnaire oblat de Marie-Immaculé, explora l’intérieur du Labrador entre 1866 et 1870 afin de rencontrer les Naskapis sur leur territoire dans le but de les évangéliser. S’adaptant au nomadisme pour accomplir sa mission « civilisatrice », le missionnaire voyagea au travers de nutshimit (l’intérieur du territoire) pour la première fois en 1866, guidé par deux Innus. L’analyse du texte de son journal d’exploration, et en particulier du récit de la relation qu’il entretient avec ses guides, permet de raconter le premier voyage du missionnaire en soulignant son statut de vulnérabilité et de redonner une agentivité aux Innus qui l’ont accompagné. Au terme de ses quatre voyages de mission, le père Babel réalise une carte du territoire parcouru, assemblée à partir de plus de 80 croquis tracés lors de ses explorations. Contribuant à noircir en partie un espace jusqu’alors perçu comme terra incognita par le monde occidental, la carte circule rapidement hors des mains du missionnaire et sera publiée en 1873 par le Département des Terres de la Couronne du Québec. Résultat de la traduction et de l’accaparement des savoirs géographiques des Innus et des Naskapis, la publication de la carte du père Babel insère les connaissances autochtones du territoire dans le cadre d’un régime épistémologique occidental. En cartographiant le chemin parcouru, la volonté initiale de Babel était d’acquérir une plus grande autonomie et d’améliorer sa mobilité sur le territoire. Toutefois, en permettant aux États canadien et québécois de se projeter sur le territoire et d’y revendiquer leur autorité, sa carte prépare le colonialisme d’exploitation qui se déploie au Labrador au cours du siècle suivant.
-
Ce mémoire explore la place de l’évolutionnisme culturel dans les premières années d’existence de la Société royale du Canada. Il représente une contribution à l’histoire culturelle et sociale du monde intellectuel canadien. La recherche est basée sur une analyse des communications traitant de la question autochtone présentées dans les Mémoires entre 1882 et 1894. La période couverte recoupe une partie des années durant lesquelles le gouvernement canadien développe et applique une politique de colonisation dans l’ouest du pays. Cette histoire de la production de la Société royale du Canada offre une perspective originale sur l’histoire scientifique du pays et illustre le rôle de l’institution dans l’élaboration de certains discours racisés. Les publications révèlent en particulier l’importance de l’anthropologie linguistique dans la diffusion du paradigme évolutionniste. Cette étude présente les indices du développement de ce paradigme à travers certaines interactions entre les membres de la Société royale du Canada. L’adhésion à la rhétorique évolutionniste est manifeste dans les textes consacrés aux Autochtones parus dans les Mémoires, particulièrement à travers la manipulation de théories linguistiques qui produit des classifications hiérarchiques.
Explorer
Années
Corps professoral
- Deslandres, Dominique (1)
- Hubert, Ollivier (43)
- Larochelle, Catherine (1)