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Thèses et mémoires

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  • Mémoire numérisé par la Direction des bibliothèques de l'Université de Montréal.

  • Mémoire numérisé par la Direction des bibliothèques de l'Université de Montréal.

  • Mémoire numérisé par la Direction des bibliothèques de l'Université de Montréal.

  • Le Nord du Québec est un des grands oubliés de l’historiographie québécoise. Ce territoire intègre le récit national après 1960, alors que l’État québécois en pleine Révolution tranquille investit le territoire. Lorsqu’il est étudié avant cette date, c’est habituellement pour mettre l’accent sur l’exploitation des ressources naturelles, notamment le fer. Dans ce mémoire, nous réévaluons cette tendance historiographique en observant que l’État québécois s’intéresse au territoire bien avant. Dans les années 1940 et 1950 commence une expansion coloniale, menée par un groupe de savants qui, en quête de connaissances et en quête d’actualisation de la Nation, visitent et étudient le Nord. Les années 1940 sont marquées par le botaniste et ethnologue Jacques Rousseau, qui tresse par ses recherches les premiers nœuds d’une dynamique de savoir-pouvoir avec le gouvernement du Québec. Dans les années 1950, le géographe Louis-Edmond Hamelin lui emboîte le pas, créant une institution de recherche scientifique nordique au bénéfice de la province par la fondation du Centre d’études nordiques de l’Université Laval, inauguré en 1961. L’étude des trajectoires de ces hommes et de la communauté scientifique au sein de laquelle ils œuvrent montre le prélude à la domination du territoire par le Québec et l’établissement d’un rapport colonial dans le territoire alors connu sous le nom de l’Ungava.

  • Ce mémoire a pour objectif de comprendre les répercussions engendrées par la désindustrialisation pour les sociétés nordiques, en s’intéressant au cas de précis de Schefferville. Tout au long des années 1970 et 1980, les différentes crises économiques menacent la survie de plusieurs établissements urbains du Nord québécois s’étant développés après la seconde guerre mondiale pour l’exploitation des ressources naturelles. S’inscrivant dans cette vague de désindustrialisation, la fermeture de la compagnie minière Iron Ore du Canada (IOC) à Schefferville en 1982 laisse place à une période d’incertitude concernant l’avenir de la Ville, qui se maintiendra pendant près d’une décennie. Cette étude se concentre sur l’analyse des transformations du territoire urbain qui surviennent à la suite du départ de la minière. Puisque le territoire relie les communautés de Schefferville entre elles, son étude permet de montrer comment sa transformation, entrainée par la désindustrialisation, façonne également des liens importants entre les communautés. L’étude de cet aspect précis permet de saisir l’adaptation des communautés autochtones et allochtones de Schefferville à la nouvelle réalité de leur localité, en plus d’exposer la différence qu’occupe la minière dans la construction du rapport au territoire de chacune des communautés. On cherche à comprendre comment le territoire naturel et bâti est administré et réaménagé par ces communautés avec le départ de l’IOC, qui depuis près de 30 ans dirigeait l’organisation du territoire. Il ressort de cette étude que la communauté innue de Matimekush, qui fut laissée en marge par les acteurs municipaux et industriels lors de la période précédente, gagne une importance démographique, économique et sociale dans la ville à partir de 1983. De ce fait, l’existence de la Ville devient de plus en plus liée aux revendications des communautés autochtones et l’on voit une nouvelle forme de relations s’établir entre les conseils de bande et l’hôtel de ville.

  • Après la défaite des troupes françaises en juin 1940, bouleversée, la France est grandement chamboulée à plusieurs niveaux : territorialement, des parcelles du territoire national sont soit annexées par le Reich ou sont occupées par les vainqueurs allemands et italiens. Politiquement, à Vichy, un régime autocrate émerge mené par le maréchal Philippe Pétain. Sur le plan de la presse, en France occupée, les journaux qui ont refusé le contrôle allemand se sabordent ou s’exilent en zone libre. Sous la forte censure allemande, les journaux restants deviennent des vecteurs de la propagande nationale-socialiste. De 1940 à 1944, les journaux diffusent abondamment des articles, des chroniques politiques et des communiqués officiels de l’Occupant relatant les nouvelles militaires se déroulant sur les différents fronts à travers l’Europe. Dans ce mémoire, l’objectif est de brosser un portrait des représentations du Troisième Reich qui sont mises de l’avant par la presse parisienne qui traite d’affrontements majeurs : la bataille d’Angleterre, l’opération Barbarossa, la bataille de Smolensk, la bataille de Kiev, la bataille de Moscou, la bataille de Stalingrad, la bataille de Monte Cassino, les bombardements alliés sur Paris en avril 1944 et la bataille de Cherbourg. Notre corpus est composé de divers textes publiés dans quatre quotidiens : Le Matin, le Paris-soir, Le Petit Parisien et L’Œuvre. Dans cette étude, d’une part, nous montrons que les journaux exaltent copieusement les victoires et faits d’armes des soldats de l’armée allemande, la Wehrmacht. Ils insistent d’ailleurs sur la nature historique et exceptionnelle des opérations à grande échelle menées par l’Allemagne. Quant aux ennemis anglo-américains et soviétiques, dans les quotidiens, ils sont décrits tels des barbares qui tuent sans vergogne des civils européens. De plus, la presse met l’accent sur une soi- disant inaptitude de ces soldats alliés au front face à la puissante armée du Reich. D’autre part, les chroniqueurs politiques français d’extrême droite se montrent très enthousiastes au nouvel ordre européen dominé par le Troisième Reich. Ces derniers considèrent que la France doit jouer un rôle tant politique que militaire afin de soutenir ses alliés allemands et européens dans la guerre contre l’Union soviétique et les démocraties occidentales.

  • La représentation géographique de l'Amérique du Nord chez Jacques Cartier ne se résume pas uniquement aux quelques cartes de seconde mains datant de la première moitié du XVIe siècle. Traditionnellement, les historiens ont eu recours au témoignage de la cartographie afin de décrire la vision géographique du pilote malouin. Il appert, à la lecture de la relation des voyages de Cartier, que celui-ci avait acquis des connaissances théoriques dans l'étude de la cosmographie. Élément important de la vision géographique du capitaine breton, cette science consacrée à la description du monde n'a pas été retenue par les spécialistes afin de présenter les fondements de la cartographie de l'Amérique du Nord chez Cartier. Ainsi, ce mémoire cherche à approfondir nos connaissances sur la représentation cosmographique de l'Amérique du Nord chez Cartier et entre 1534 à 1542. Loin d'être ce vieux loup de mer illettré et navigant à l'estime, Cartier était un pilote sachant « prendre les hauteurs» et un lecteur attentif de la Coutume de Bretagne. Ses voyages au long cours l'avaient menés jusqu'à Terre-Neuve et probablement au Brésil avant même qu'il entreprenne sa première expédition officielle en 1534. Sa connaissance de la cosmographie avait fait de lui l'une des autorités en matière de navigation lointaine. Il semble que ce semeur de toponymes en terre d'Amérique ait été influencé par la théorie des climats, désirant prolonger ainsi, sur la même latitude, sa Bretagne natale au-delà de l'Atlantique. Cette vision typiquement européenne sera modifiée par la participation amérindienne aux explorations de Cartier. Ainsi, selon l'affirmation des lroquoiens de Stadaconé, le territoire compris entre la rivière des Outaouais, le Saguenay et le fleuve Saint-Laurent était une île, témoignage reflétant l'une des facettes de la géographie amérindienne.

  • Ce travail de recherche porte sur les symboliques de pouvoirs magiques liées à la production du textile en Scandinavie médiévale durant l’âge viking, en particulier sur la quenouille, emblème de la vie quotidienne des femmes vikings. L’analyse établit qu’elle était porteuse d’une pluralité de métaphores magiques et mythiques et était rattachée à une multitude d’objets, de personnages et de créatures de la mythologie scandinave. Cette étude est fondée sur les découvertes archéologiques ainsi que les descriptions textuelles de pratiques cultuelles magiques vikings, et démontre que la quenouille était non seulement perçue comme un outil typiquement féminin au cœur de la production du textile, mais aussi comme un objet fantastique qui permettait de pratiquer la magie. Ces attributs surnaturels jouaient un rôle décisif dans l’expression de l’autonomie et du pouvoir social féminin dans la société scandinave, qui était alors presqu’uniquement centrée sur le masculin. L’indépendance et les privilèges de ces femmes s’articulaient principalement à travers une conception du monde foncièrement issue du polythéisme scandinave, dont le motif le plus important semble avoir été la quenouille. L’hégémonie chrétienne cause la disparition lente de cette base mythologique, et donc des connotations surnaturelles de la quenouille, entraînant avec elles le pouvoir et l’influence sociale des femmes. This research concerns the symbols of magical powers linked to the production of textiles in medieval Scandinavia during the Viking Age as expressed through the distaff, emblem of the daily life of Viking women. The analysis establishes that distaffs represented a variety of magical and mythical metaphors, and were also associated to multiple objects, characters and creatures in Scandinavian mythology. This study is based on archaeological discoveries and textual descriptions of viking magical cult practices and demonstrates how the distaff was perceived not only as the heart of ancient textile production, but also as a fantastical and characteristically feminine object that could achieve a variety of magical acts. These supernatural attributes played a decisive role in the determination and the expression of female autonomy and power in the male-centric Viking society. The independence and privileges of these women hinged on the Nordic mythological world, and its main motif seems to have been the distaff. With the spread of Christianity in the Scandinavian world, this polytheistic understanding of the world slowly disappeared, alongside the magical connotation of the distaff, and with it, the social power and influence of women.

  • Dans la période de l’après-guerre, le gouvernement fédéral canadien ressent une nécessité de retravailler sa relation avec les Premières Nations. La tâche s’avère plus difficile que prévu, puisque le leadership autochtone refuse de coopérer avec le Canada, proposant même l’idée de l’indépendance des Nations autochtones du pays. Le gouvernement refuse donc de travailler avec un leadership si radical. Ainsi naît l’idée de faire la promotion d’un leadership plus coopératif dans les écoles résidentielles, déjà bien implantées au Canada. Cette initiative se concrétisera, avec l’aide des Oblats de Marie immaculée et des Premières Nations manitobaines, et l’école résidentielle Assiniboia High-School ouvrira ses portes en 1958 dans la banlieue cossue de River Heights à Winnipeg. Cette école mobilisera toutes sortes d’activités parascolaires pour apprendre aux étudiants en son sein un leadership coopératif visant à l’amélioration des conditions de vie des Premières Nations dans un Canada uni. Cette étude analyse les moyens mis de l’avant par le gouvernement canadien et les pères oblats à Assiniboia pour inculquer un rôle de meneur aux étudiants doués de l’école résidentielle. L’association étudiante, l’organisation missionnaire de Marie immaculée, des conférences, ainsi que des discours sur le leadership autochtone seront offerts aux étudiants afin qu’ils s’imprègnent de l’idée d’un leadership autochtone coopératif. De plus, le sport d’élite sera l’une des activités les plus productives afin de former de futurs chefs coopératifs.

  • If Italy officially administrates Libya in 1912, it does not succeed in submitting the whole population. The coming to power of B. Mussolini in 1922 has the country enter in a new colonial era. Firmly decided to dominate the Libyan territory, he wages violent campaigns in the north-west region (Tripolitania) and in the south-west (Fezzan). In 1929, he engages the country in a new campaign to submit the last region in resistance: Cyrenaica. Unable to subdue the resistance despite a brutal policy, the Italians decide in 1930 to create concentration camps to confine tens of thousands of the inhabitants of the region (submitted or in resistance) and to succeed in establishing its power. The thesis falls within the post-colonial history movement and resorts to a transimperial approach in order to analyse the French gaze (by which we understand the state’s institutions and public opinion) on those camps. In those years of high tensions in the North African region, but also of European and Franco-French preoccupations, what was the French discourse on the violent colonial policy of the rival Italian power? The French civilizational ideology of the 1930s, and its own concentrational past, are not the only ways to understand the press and state silences. France’s interest is also in maintaining cordial relations with Italy, and in the weakening, if not, the annihilation of its old Saharan enemy: the Sanusiyya. The mystic brotherhood to which the majority of the interned are affiliated, embodies a common enemy for the two empires. Moreover, the migrations that ensue from the implementation of the concentration camps are profitable, even if concerning, for the French colonial power. The press and state archives therefore allow for very few spaces of denunciation and only in the context of the instrumentalization of the Italian policy to the benefit of France.

  • Ce mémoire s'intéresse aux 202 individus qui ont été actionnaires de la Compagnie des Cent-Associés au cours des 35 années d'existence de l'entreprise. En étudiant la dynamique sociale qui s'opère à l'intérieur de ce groupe bien défini, nous cherchons à appréhender un peu plus la société française d'Ancien Régime. Dans un premier temps, nous établissons le contexte difficile dans lequel ces gens ont évolué en soulignant les éléments de la macro et de la microconjoncture qui ont pu les affecter, tant sur les plans économiques, politiques que sociaux. Dans le second chapitre, nous présentons tout d'abord les sources et la méthode qui nous ont permis, par la suite, d'établir le profil social des associés à travers une répartition sociale et chronologique qui tenait compte de leur appartenance à un ordre et à un corps, de même que de leurs lieux de résidence, de leurs propriétés foncières, de leur participation dans la Compagnie et, enfin, de leur expérience coloniale. Dans le dernier chapitre, nous nous attardons plus à la dynamique sociale en examinant d'autres liens de solidarités, tels les liens familiaux et les liens d'affaires, et en analysant des sous-groupes particuliers tels que les sept fondateurs, les 22 directeurs et les 12 acquéreurs de lettres de noblesse de la Compagnie. Il ressort donc de cette étude que les membres de la Compagnie des Cent-Associés sont surtout des Français du nord et de l'ouest qui se situent socialement à la frontière entre la noblesse et le tiers état et qui appartiennent majoritairement au monde du négoce, de l'office et de la finance. La dynamique sociale de ce milieu se manifeste, avec plus d'évidence, à travers les solidarités de corps et de lieux et, plus discrètement, à travers les solidarités de lignages, de fidélités et d'ordres. Ainsi, la composition sociale de l'entreprise et la dynamique qui l'accompagne font que la Compagnie des Cent-Associés s'inscrit bien dans la mouvance de la montée bourgeoise, en France, au XVIIe siècle.

  • Ce mémoire étudie les récits des voyageurs français en Italie au XVIIIe siècle. L'Italie est, à cette époque, la destination privilégiée de l'élite française. Ainsi, le voyage en Italie est l'expression et la traduction d'une culture d'élite. Il imprime sa marque en littérature avec une floraison des récits de voyage. Ces récits reflètent les idées et la sensibilité de l'époque. Dans la première moitié du XVIIIe siècle, les idées reçues se substituent aux observations personnelles. Vers la fin du siècle, les voyageurs découvrent la variété des États de la péninsule italienne et s'interrogent sur les causes de cette diversité. De plus, ils méditent sur la régénération du royaume de Louis XVI et sur les réformes suggérées par les Lumières, susceptibles d'éviter une révolution sanglante. Un de ces récits de voyage, les Lettres sur l'Italie, écrit par Charles Dupaty et paru en 1785, est bien représentatif du changement qui s'opère dans la vision des voyageurs de la fin du XVIIIe siècle. Il est intéressant d'étudier ce récit de voyage, d'une part, dans le cadre d'une histoire sociale, histoire du regard et de la perception de l'Italie et, d'autre part, dans celui d'une histoire de la communication des idées et de la diffusion des Lumières. Ainsi, le regard de ce voyageur des Lumières révèle bien des choses sur la société européenne de la fin du XVIIIe siècle.

  • Ce mémoire concerne la relation établie entre les Oblats de Marie Immaculée et les Innus-Montagnais de Sept-Îles et de Mingan au XIXe siècle. Nous avons adopté une méthode de recherche ethnohistorique. Cette méthode nous a permis d'examiner le rapport créé entre les Oblats et les Innus-Montagnais, à travers des sources écrites par les Oblats au XIXe siècle, et à l'aide d'études dans le domaine. Alors que le gouvernement canadien instaure une mise en tutelle des Amérindiens pour les protéger et éviter leur dépérissement en raison des épidémies et famines fréquentes, les Oblats arrivent sur la Côte-Nord pour encadrer et "civiliser" les Innus-Montagnais. Outre l'instruction religieuse, ils tentent de défendre les droits de leurs catéchumènes, notamment en ce qui concerne les rivières à saumons. Nous avons posé comme hypothèse que le rôle des Oblats reposait sur une stratégie de protection paternaliste. Il s'agissait d'une solution aux problèmes socio-économiques des Innus-Montagnais mais contenant une part de désir civilisateur. Les Innus-Montagnais des missions de Sept-Îles et de Mingan s'approprièrent les pratiques du catholicisme (sacrements et prières) sans trop de résistance et semblent même apprécier les missionnaires. Par contre, ils conservèrent certaines pratiques de leurs croyances traditionnelles. L'histoire de la relation établie entre les Oblats et les Innus-Montagnais démontre bien que, malgré les erreurs commises et les répercussions négatives, cette relation fut à l'origine une solution protectionniste visant à "aider" (selon la mentalité de l'époque) une nation qui semblait destinée à s'évanouir dans la nature.

  • Cette étude examine l’expérience des hockeyeuses de l’Université McGill de 1894 à 1941 en considérant à la fois les conditions de pratique de ce sport par les jeunes femmes et les discours genrés concernant la présence des femmes à l’université et dans les sports, plus particulièrement en ce qui a trait au hockey. La première partie se penche sur les réactions des étudiants face à l’insertion des femmes à l’Université McGill, que ce soit dans la classe ou sur la glace. Une attention particulière a été accordée aux rapports genrés dans l’univers sportif tout en tenant compte du contexte des débuts de l’accès féminin aux études supérieures. En ce sens, la présence des étudiantes au hockey et à l’université, des sphères associées à la construction de la masculinité, orchestre plusieurs réflexions : engendre-t-elle des angoisses chez leurs camarades ? Celles-ci s’avèrent-elles similaires aux discours dominants de la société québécoise ? Comment le sexe et le genre modulent-ils l’expérience des étudiantes en classe et sur la glace au début du XXe siècle ? La deuxième partie du mémoire détaille l’évolution du hockey féminin à McGill depuis ses débuts jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Elle met en lumière les défis rencontrés par les joueuses en raison de leur genre. Ainsi, ce mémoire aspire à examiner les discours véhiculés par les universitaires mcgilliens envers leurs collègues féminines en tant que hockeyeuses et étudiantes. Il cherche également à donner une voix aux étudiantes dans leur quête d’égalité auprès de la communauté étudiante et à éclaircir les origines du hockey féminin au Québec.

  • Si l’impact des Montréalaises dans la sphère publique sur les plans social et politique est bien connu, leurs actions sur le plan urbain le sont moins. Au tournant du XXe siècle, ces femmes, travaillant au sein de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB) et du Montreal Local Council of Women (MLCW), usent de leur agentivité afin de justifier leurs interventions sur la matière urbaine. Suivant la théorie des sphères séparées, elles justifient leur place et leur utilité dans la sphère publique en s’appuyant sur leurs qualités maternelles « naturelles », en tant que gardiennes et ménagères du foyer. Les femmes de Montréal utilisent également les idéologies réformiste et nationaliste qu’elles jumèlent au maternalisme. C’est dans ce contexte qu’il se produit un glissement de la maison à la ville, où elles envisagent l’urbain, par sa matière, comme une maison pour les habitant.es de Montréal. Les projets qu’elles mettent en place ou auxquels elles participent en témoignent. Elles ouvrent des hôpitaux et des écoles et veillent à rendre disponible du logement pour la population vulnérable, à travers des foyers, des orphelinats et autres institutions. Elles veulent aussi rendre leur ville belle et propre, notamment en créant un réseau de parcs et de terrains de jeux, en gardant à l’œil les loisirs « immoraux » et en agissant sur la propreté et l’hygiène. Ces projets, qui sont autant de façons d’intervenir dans et sur l’urbain, témoignent de leurs préoccupations idéologiques, mais aussi du type de ville qu’elles veulent faire naître. Bien qu’inévitablement leur identité collective en tant que femmes blanches de l’élite les mène à poser un regard situé sur les autres Montréalaises et ainsi à mettre en place des projets qui peuvent nuire à ces dernières, la ville qu’elles envisagent est plus à l’écoute des besoins de la population. Elles parviennent ainsi à se doter d’un pouvoir sur la matière urbaine, pouvoir à la fois reconnu par la population qui bénéficie de leurs services, par les autres organisations réformistes et masculines, et même par les autorités municipales. En somme, leurs interventions sur la matière transforment non seulement le visage de la ville, mais aussi la manière dont la ville est pensée.

  • Mémoire numérisé par la Direction des bibliothèques de l'Université de Montréal.

  • Les journaux de la Chambre d'assemblée du Bas-Canada de 1815-1837 fournissent les données d'une étude de la Chambre sous le double aspect de sa composition ethnique et politique. La liste des députés élus à chaque Parlement et les présences en Chambre permettent d'établir le rapport qui a existé entre les députés canadiens-français et les autres ainsi que la valeur représentative de la députation. L’inventaire des réélections et des nominations aux comités spéciaux fait ressortir les personnages qui détiennent le plus d’influence à l’Assemblée.

  • Cette étude en histoire des sciences relate la fondation et la révolution de la période scientifique la plus active (1955-1973) de l'Observatoire géophysique jésuite du Collège Jean-de-Brébeuf de Montréal. Fondé en 1952 par le Père Maurice Bulst, c'est seulement avec l'arrivée du Père Ernesto Gherzi en 1955 que l'Observatoire entreprend à pleine vapeur sa vocation scientifique. Très rapidement, avec l'achat judicieux d'instruments scientifiques de haute qualité, l'observatoire jésuite devient la première station sismologique au Québec et l'une des meilleures au Canada. Dès 1957, avec la parution du Bulletin de géophysique, Gherzi assure au Collège Jean-de-Brébeuf une place au sein de la communauté scientifique internationale via un vaste programme d'échange de publications impliquant près de 300 institutions dans 40 pays différents. Historiquement parlant, la période en question est particulièrement riche : l'Observatoire de Brébeuf participe consécutivement à deux colossaux programmes internationaux en géophysique (l'Année géophysique internationale (AGI, 1957-58) et les Années internationales du soleil calme (IQSY, 1964-65)), et est souvent cité en exemple lors du projet très controversé de création d'une université jésuite à Montréal, l'Université Sainte-Marie. Privilégiant la météorologie, surtout l'électricité atmosphérique, Gherzi, à Brébeuf, est l'un des seuls au Canada à enregistrer continuellement la radiation solaire, le gradient de potentiel de l'atmosphère et la densité de courant air-sol. De toute évidence, sans l'importante contribution d'Ernesto Gherzi, l'Observatoire géophysique du Collège Jean-de-Brébeuf n'aurait jamais eu le rayonnement national et international qui lui revient maintenant. Entreprise unique dans l'histoire des communautés religieuses catholiques du Québec, il est tout à fait raisonnable de croire que cet honneur ne pouvait revenir à personne d'autre qu'aux Jésuites.

  • Après une période d’effervescence économique et de relative autonomie, les élites rurales de la Galice wisigothique se replient sur elles-mêmes durant la seconde moitié du VIIe siècle. À la suite de ce repli, de nouvelles formes de monachisme et d’ascétisme se repandent parmi les élites et les populations. Ces monachismes sont fermement ancrés dans leurs paysages religieux, lesquels ont été consolidés par les aristocrates depuis le IVe siècle. Par l’utilisation de sources littéraires et des résultats de récentes fouilles archéologiques sur des sites tels que Castromao dans Celanova ou encore Santas Augas, nous relevons les interrelations entre les aristocrates, la population locale, les autorités religieuses institutionnelles, les moines et les moniales, en portant une attention particulière au paysage religieux et les réalités imposées par les terrains accidentés des montagnes du nord-ouest de l’Hispanie. Il ressort de notre recherche que les ermites et les monastères s’appuyaient sur les traditions d’un lieu afin de mieux s’intégrer aux populations locales, avec lesquels ils entretenaient des relations dynamiques. Ce travail s’intéresse également à la transformation de communautés rurales en monastères. Ces transformations étaient souvent motivées par des désirs d’autonomie et de protection du patrimoine du groupe. Ces conversions éparpillées ont mené à une fédération d’abbés cherchant à s’unir sous une même règle, la regula monastica communis, qui cherche plus à assurer la cohésion interne de la communauté que sa rigueur spirituelle.

  • Theodore Roosevelt's term in the White House (1901-1909) was marked by many efforts in the conservation of natural resources. This was a doubly important theme for Roosevelt, because not only did he see the negative effects of industrialization on the future of resources, but nature had been one of his passions since his childhood. Thus, he wanted to continue to father a conservationist movement that had existed since the 1870s. Ultimately, his objective was to consolidate all natural resources under the authority of the federal government, through numerous policies for the development of forests, agricultural lands, rivers, pastures, ranges and mineral lands. This thesis presents the many perspectives from which conservation developed under Roosevelt, as well as the role of important individuals in the conservation community during the Roosevelt era. Although conservation is generally associated with the economic benefits of natural resources and their actual uses, we explore what other issues conservation could address. Theodore Roosevelt was very attached to his idea of a typically American nation and to what he saw as the essential values of the United States. Thus, we examine the link that might have existed between this ideal of the nation and the efforts to protect natural resources. Our study shows that, by putting his conservation project into practice, Roosevelt was able to remain true to some of the ideals he believed were essential to the proper functioning of American society.

Dernière mise à jour depuis la base de données : 18/02/2026 13:00 (EST)

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