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This thesis is an exercise in historiography that deals with the ways French, Quebec and US researchers interested in the Pays d’en haut in the seventeenth and eighteenth centuries, have referred, over the past 35 years, to the theme of Native agency. To represent the Native peoples as agents, as they really are, for what they do and not as bit players of a Europeo-centric narrative, this seems to be the rule of the language game ethnohistorian play. However, when we look at the production of the specialists of these Native societies, we rapidly come to the conclusion that the national question and, more broadly, the dynamics of identity inherent to the communities of researchers, still have a considerable impact on these narratives. In order to understand these dynamics, it is useful to develop a historiographic perspective that is rooted in the sociology of science. I will refer more specifically to the works of Bruno Latour and Pierre Bourdieu on controversies among researchers. The idea is to see how researchers, by situating themselves in relation with their peers through alliance, avoidance or opposition, structure an ethnohistorical project. A project that is devoted to knowing better the Native other, but also a project that needs to pass the postcolonial test and hence refers to an area of postcolonial studies that is itself structured through contentions. By seeing how, through the generations, an ethnohistorical model of good practices is constructed and restructured, how collectives of researchers are built, one learns about the world of Native people, but also about the world of the researchers. It is in this perspective that I conduct the analysis of historiographic narratives produced by renowned practitioners of studies on the Pays d’en haut, ethnohistorians who, a few years after having published their main work on the subject, take stock of the situation in regards with Native agency. The historiographic propositions of Bruce Trigger, Richard White and Gilles Havard will allow us to cover the evolution of the field of ethnohistory since 1985.
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Acknowledging the fact that there is sometimes a dichotomy between food’s prescriptions and food’s practices, this thesis aims to illustrate the role played by popular tastes in the making of food choices. The study takes place in the spatiotemporal framework of Quebec between the years 1920 and 1949. This period stands out by the important amount of industrial and urban transformations in the Quebec society that are fit to create new food’s habits within the population. The aim of this thesis is to identify the way in which popular taste is constructed during this peculiar period, by the relation within several factors such as taste, economics, dietary or material considerations. To do so, this research explores the culinary content product in four major magazines of the time, which are La Revue moderne, La Revue populaire, La Terre de chez nous and the publications made by the Cercles de Fermières. Furthermore, we deconstruct the content of the culinary recipes to bring out certain food preferences and to extricate multiple sensorial components related to the perception of taste. Thereafter, we study discourses found in the culinary chronicles in order to locate the tastes and the preferences in the cultural context that generate them. Ultimately, we aspire to uncover a primordial aspect of the food act but often discarded from historical study, namely the taste.
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Cette étude s’intéresse à la dynamique des relations franco-belges durant l’Entre-deux-guerres. L’objectif est de définir si la Belgique a été un satellite de la France pendant la durée de l’accord militaire franco-belge de 1920. Utilisant les archives diplomatiques du ministère des Affaires étrangères belge, l’étude démontre que la Belgique, alors même qu’elle tente de maintenir une harmonie entre les membres de l’Entente (Angleterre, France, Belgique), agit dans son plus pur intérêt national. Ainsi, alors que les évènements majeurs de l’Entre-deux-guerres se déroulent -occupation de la Ruhr, signature du Traité de Locarno, démilitarisation de la Ruhr et l’élection d’Hitler- la Belgique démontre qu’elle est une actrice indépendante et importante dans l’évolution de la diplomatie européenne. La rupture de l’accord militaire franco-belge en 1936 est généralement perçue comme une rupture des relations diplomatiques entre les deux pays alors qu’elle ne représente que la volonté belge de ne pas être entrainée dans une guerre qui ne la concerne pas. Ainsi, la présente étude cherche à clarifier la relation franco-belge. Elle démontre que les interactions entre la Belgique et sa grande voisine n’ont rien d’une relation de subordination.
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Ma recherche vise à mieux comprendre comment les relations entre les humains et les chevaux ont été négociées à Montréal, à l’époque où la ville est en voie d’industrialisation. Je montre comment l’idée du « Progrès » s’incarne à Montréal et entraîne des changements importants dans la façon dont les gens voient, littéralement et allégoriquement, la ville en relation avec la place accordée aux animaux, et plus spécifiquement aux chevaux, entre 1860-1916. En m’appuyant sur une analyse de données recueillies dans les archives de la Ville de Montréal, du Musée McCord, de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et de l’Université McGill, tels que les Fonds de la Commission de Police de Montréal et les règlements municipaux, ainsi que des images, photos, plans d’époque et des articles de journaux, je montre comment ces relations changeantes s’inscrivent de façon tangible dans la ville qui s’industrialise. Cette recherche examine la question en utilisant trois méthodes exploratoires, et parfois expérimentales. En premier lieu, une recherche dans les règlements municipaux et leur analyse révèlent la façon dont les autorités abordent l’agentivité des chevaux. Ensuite, au moyen d’articles de journaux d’opinion tirés des archives de la Parks and Playgrounds Association, nous nous penchons sur l’espace partagé par les chevaux dans le parc du Mont-Royal. Pour terminer, nous examinons, grâce à une modélisation 3D, le partage de l’espace dans un cadre plus urbanisé, à l’angle des rues Sherbrooke et Guy. Nous retraçons le déplacement des chevaux des cochers pour visualiser les changements apportés dans le cadastre urbain et son impact sur les relations humains/chevaux.
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En continuité avec les ouvrages récents (Veyne 1981, MacMullen 1988 et Kelly 2004) qui tentent de relativiser les effets néfastes de la corruption lors du Bas-Empire, ce travail étudie le suffragium, le processus de nomination des fonctionnaires de bureaux, afin d'évaluer comment les acteurs sociaux du IVe siècle considéraient ce phénomène. Ce système, organisé d'une telle façon que les hauts fonctionnaires devaient fournir des lettres de recommandation aux candidats postulant à des postes au sein de la fonction publique, serait devenu complètement corrompu durant le IVe siècle et les lettres de recommandation auraient commencé à être systématiquement vendues. Pourtant, les lois de Constantin, Constance et Julien ne fournissent aucune preuve tangible que le suffragium était dans tous le cas vénal à cette époque. Bien au contraire, les empereurs ajoutaient la plupart de temps des épithètes au terme suffragium pour spécifier qu'il parle du suffragium vénal. Généralement, les empereurs sont présentés comme farouchement opposés au suffragium et à toutes les tractations qui y sont attachées. Loin d'être aussi hostiles envers les « pratiques corrompues », les empereurs de la dynastie constantinienne firent preuve d'un certain pragmatisme en voyant qu'ils ne pouvaient contrôler toutes les nominations de ceux qui voulaient entrer dans la fonction publique et que ce n'était pas nécessairement à leur avantage de le faire. Les empereurs se concentrèrent plutôt sur les restrictions entourant les promotions afin de faire en sorte que les personnes qui avaient de réels pouvoirs soient celles qui avaient démontré leurs qualités tout au long de leurs années de service. Bien qu'ils n'aient pas concrètement légiféré sur les critères d'embauche des candidats, cela ne veut pas dire que n'importe qui pouvait obtenir un poste. À travers l'étude des lettres de Libanios et de Symmaque, ce travail démontre que les hauts fonctionnaires ne fournissaient pas de lettres à quiconque le demandait, puisque leur réputation pouvait être entachée par le fait d'avoir recommandé un mauvais candidat à un de leurs amis. Les hauts fonctionnaires qui recevaient les recommandations pouvaient également soumettre les candidats à des examens afin d'être certains de la qualité de l'individu. Ce système officieux de contrôle des candidats vint pallier, en partie, les déficits de la législation impériale. Conjointement, la loi et les usages permirent à l'administration de fonctionner en lui fournissant des candidats qui répondaient aux critères de l'époque.
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Research on the development of Pan-asianism outside Japan has long been neglected by historians. This thesis is an attempt of decompartmentalization of Pan-asianism to better understand its emergence in Asia and its role in the construction of an Asian identity between 1900 and 1924. This will be done by examining the speech of five actors of this "ideology." Using a Global History perspective, it demonstrates how Pan-asianism in Asia is part of a network of contacts and circulation of ideas in the early 20th century which was mainly influenced by two concepts in its definition of Asia: the yellow race and the Asian civilisation. Other than trying to better understand the relationships between Pan-asianism in Asia and Japan, this master’s thesis also explores the similarities and differences between them, especially the creation of an identity and a perception of Japan as a model of modernization and leader of the continent that spreads in Asia through Pan-asianism’s rhetoric.
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L’apparition et la montée du fascisme en Italie sont des faits marquants du XXe siècle et plus précisément de l’entre-deux-guerres. Ce nouveau phénomène social a rapidement attiré l’attention de la communauté internationale. Il vient frapper les mentalités européennes dans le contexte de sociétés déjà polarisées par divers courants idéologiques. La Première Guerre mondiale a fait place à de fondamentales divergences d’opinions sur ce que devait être le futur, autant social qu’économique, des sociétés industrielles. S’étant imposé en Italie, le fascisme représente un de ses mouvements. Ce travail s’intéresse à la manière dont la société française a perçu la montée du fascisme italien. Pour ce faire, il retrace l’approche de plusieurs journaux français de 1919 à 1926 à l’égard de l’expérience italienne. L’analyse des grands journaux Le Temps, L'Humanité, Le Figaro et L'Action française permet un survol de l’opinion politique en France. La problématique avancée dans ce travail nous aide à en apprendre plus, non seulement sur l’apparition d’un phénomène majeur du siècle précédent, mais aussi, plus précisément, sur le regard porté sur lui par les grands courants politiques français. On a pu déceler plusieurs thèmes de prédilection abordés par la presse française. Premièrement, celle-ci a tenté de définir le fascisme, son origine et sa composition ainsi que le phénomène de la violence qui touchait la péninsule. Puis, le fascisme ayant accédé au pouvoir, elle a réfléchi sur le coup de force et ses répercussions. Finalement, elle a analysé la politique intérieure et extérieure du nouveau régime. Il en ressort une perspective unique grâce à l'analyse de quatre organes majeurs qui représentent et façonnent l'opinion publique en France. Notre analyse montre que le fascisme est un sujet préoccupant pour les contemporains par son caractère nouveau. Tous les journaux ont suivi l'évolution de ce mouvement avec attention. Les réactions en témoignent: ce fut, entre autres, l'exemple frappant d'une répression brutale pour les uns et l'émergence d'une idéologie susceptible de mettre fin à la terreur du bolchevisme pour les autres. Ce fut aussi un terrain d'affrontement idéologique.
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Cette étude porte sur la culture de travail des femmes qui ont été à l’emploi du grand magasin Dupuis Frères de Montréal entre 1920 et 1960. Nous nous intéressons aux particularités du travail salarié féminin dans le domaine de la vente au détail au Québec, mais aussi à la nature et à l’évolution de cette culture de travail de même qu’à ses liens avec les changements qui surviennent à l’époque dans la construction des nouvelles normes de la féminité respectable. D’une part, notre but est de montrer que pour les travailleuses de Dupuis, leur emploi leur permet de gagner leur vie certes, mais aussi de l’agrémenter, de se divertir au moyen de loisirs organisés par l’entreprise et de créer des liens entre elles. À travers la culture de travail qu’elles y développent, ces femmes se créent une identité particulière. Nous soulignons aussi que Dupuis Frères, dans un esprit paternaliste, encadre de près ses employées et exploite leur culture de travail afin de s’assurer de leur loyauté et de maintenir sa bonne réputation auprès de l’opinion publique. D’autre part, nous cherchons à prouver que même si la culture des femmes à l’emploi de Dupuis au cours de cette période est largement influencée par la domesticité et l’idéologie des sphères séparées, caractéristiques de la féminité « traditionnelle » dominante, elle intègre néanmoins de plus en plus, surtout à partir de la Deuxième Guerre mondiale, de nouvelles dimensions plus « modernes » de la féminité qui ne remplacent pas l’idéal de la mère-ménagère, mais qui viennent plutôt s’y greffer et qui rendent, du coup, leur identité féminine plus complexe.
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L’historiographie récente du catholicisme québécois a passé pratiquement sous silence la vie et l’épiscopat de Mgr Paul Grégoire, archevêque de Montréal de 1968 à 1990. Pourtant, son épiscopat s’est déployé pendant une période cruciale de l’histoire du Québec et de l’Église catholique. Lorsque Mgr Grégoire devient archevêque de Montréal en avril 1968, le Québec vit encore sa Révolution tranquille, une période qui a vu l’éclosion au Québec de mentalités et moeurs nouvelles à l’enseigne du rejet du passé, sous l’impulsion d’une sécularisation et d’une déchristianisation déferlantes. De son côté, l’Église catholique vit son propre renouveau identitaire, fruit des travaux du Concile Vatican II, terminé depuis décembre 1965. C’est au confluent de ces deux renouveaux identitaires que l’épiscopat de Mgr Grégoire va prendre forme. L’archevêque de Montréal devra faire face à de nombreux défis inédits sur les fronts externes et internes. Ad extra, il devra prendre acte des défis d’une nouvelle donne sociale extrêmement défavorable à son Église, notamment sur le flanc de la confessionnalité du système d’éducation. Ad intra, il devra implanter les réformes conciliaires dans son diocèse, non sans avoir à affronter plusieurs résistances et incompréhensions, dont certaines deviendront des crises remettant en question la qualité de son leadership comme archevêque de Montréal. Au moment de sa retraite en mars 1990, Monsieur le cardinal Grégoire aura vu l’Église catholique perdre la majeure partie de son influence morale et spirituelle sur la société montréalaise et québécoise. Même si sa personnalité ne l’avait pas desservi dans ses efforts pour imprimer à l’Église de Montréal son orientation doctrinale, sa discipline et son style, on voit mal comment il aurait pu contrer significativement une évolution toute-puissante dans sa globalité. C’est ce que révèle le bilan de son épiscopat.
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Corps professoral
Professeur.e.s honoraires et émérites
- Angers, Denise (1)
- Baillargeon, Denyse (1)
- Lusignan, Serge (2)
Chargé.e.s de cours
- Bellavance, Eric (1)
- Lake-Giguère, Danny (1)
- Lapalme, Alexandre (1)
- Paulin, Catherine (1)
- Poirier, Adrien (1)