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Un article de la revue Labour/Le Travailleur, diffusée par la plateforme Érudit.
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Un article de la revue Labour / Le Travail, diffusée par la plateforme Érudit.
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Un article de la revue Bulletin d'histoire politique, diffusée par la plateforme Érudit.
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Un article de la revue Bulletin d'histoire politique, diffusée par la plateforme Érudit.
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Un article de la revue Bulletin d'histoire politique, diffusée par la plateforme Érudit.
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Les médias font régulièrement référence au taux très élevé de syndicalisation au Québec qui ferait de la province un château fort du syndicalisme en Amérique du Nord. Cette opinion est fondée sur les estimations de la densité syndicale fournie par le ministère du Travail du Québec dans sa publication annuelle Les relations du travail. Une analyse critique des sources et de la méthodologie utilisée par cet organisme montre que ses évaluations depuis le début des années 1980 ont tendance à surestimer fortement la syndicalisation. Les estimés fournis par Statistique Canada (CALURA et enquêtes) permettent une meilleure approximation du taux de syndicalisation qui se situerait à environ 41 % en 1992. Parmi les provinces canadiennes, le Québec est dans le peloton de tête avec la Colombie-Britannique, mais derrière Terre-Neuve. Ce taux relativement élevé le place au dixième rang parmi les pays industrialisés en 1989.
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Cette étude vérifie la perception que les Canadiens se font du syndicalisme depuis la Deuxième Guerre mondiale grâce à l'analyse d'un très grand nombre de sondages effectués par plusieurs firmes. Les sondages de Gallup Canada se sont révélés particulièrement riches d'informations car cette firme interroge les Canadiens depuis 1941 et répète certaines questions depuis plusieurs décennies. Cette continuité permet de retrouver les grandes tendances de l'opinion publique au Canada.
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Un article de la revue Revue d'histoire de l'Amérique française, diffusée par la plateforme Érudit.
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Un article de la revue Revue d'histoire de l'Amérique française, diffusée par la plateforme Érudit.
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Les historiens supposent généralement que pendant les dernières décennies du Régime français au Canada, la concurrence dans le commerce des fourrures suivait les lignes deforce de la rivalité impériale en Amérique du Nord. Situés sur la baie d'Hudson ou au sud du lac Ontario, les postes de l'empire adverse auraient constitué la principale menace pour les commerçants montréalais établis au coeur du pays indien. Cet article cherche les traces d'une telle concurrence à distance dans le commerce du castor. Il s'agit là d'une fourrure que les politiques de la Compagnie française des Indes rendaient moins chère dans le système commercial français que dans celui centré sur Londres. Or la distribution des recettes du castor entre les concurrents se montre peu sensible aux fluctuations dans cette différence intercoloniale des prix ; il semble bien que les marchands canadiens aient brandi l'épouvantait du concurrent étranger afin d'ajouter du poids à leurs demandes faites à l'Etat d'augmenter le prix du castor. Une conclusion s'impose : cette obsession d'un ennemi externe, transmise aux historiens par les sources officielles, a obscurci la dynamique interne du commerce canadien des fourrures au cours de cette période.
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Les recherches de ces dernières années ont mis en lumière les ressemblances entre l'ancienne agriculture canadienne et celle de bien des paysanneries françaises de l’Ancien Régime. Dans un contexte comme dans l’autre, le marché étriqué et les forces de production peu développées créent un déséquilibre fondamental : trop de céréales, pas assez de bétail et donc pénurie de fumier. Ne pouvant amender leur terre de façon satisfaisante, les producteurs sont obligés de se contenter de rendements relativement faibles. De vieilles contraintes et non les vastes espaces de l’Amérique expliquent le caractère extensif de l’agriculture canadienne. Son originalité résulte donc de l’adaptation à d’autres particularités du nouvel environnement. Pour trouver des traces de cet ajustement, l’article étudie le régime d’assolement, élément-clé de l’agriculture paysanne qui exprime les contraintes du calendrier agricole. Il démontre que la coexistence de deux régimes différents dans la colonie est due à l’influence déterminante de la brève saison végétative sur la productivité.
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Un article de la revue Acadiensis, diffusée par la plateforme Érudit.
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La Loi sur les jeunes délinquants de 1908 a servi de fondement à l'édification de la justice des mineurs au Canada. L'historiographie existante présente son adoption comme un phénomène essentiellement ontarien. Une analyse du contenu des quotidiens montréalais et torontois pendant la période où le projet de loi fut étudié par le Parlement (d'avril 1907 à juillet 1908) révèle que les débats portant sur la délinquance des jeunes et sa gestion ainsi que sur le projet de loi furent nettement plus présents dans la presse montréalaise que dans les journaux torontois. La constatation vaut tant pour l'analyse des journaux entiers que pour celle de leur première page et des éditoriaux. Si on prend en compte la dualité linguistique de la presse montréalaise, la tendance d'ensemble est que les journaux de langue anglaise de Montréal firent plus largement écho à ces questions que les autres; ils sont suivis par les quotidiens francophones montréalais, puis enfin par les journaux torontois (avec une exception pour les éditoriaux, où le projet de loi fut traité le plus souvent par les quotidiens francophones de Montréal). On ne note pas de divergences de vues entre les groupes de journaux quant au fond des questions abordées. Sans mettre en question l'importance de la contribution ontarienne, il nous reste encore à mieux comprendre et à mettre en lumière l'apport de perspectives, de personnes et de mouvements issus d'autres parties du Canada pour bien saisir dans son intégralité l'émergence de la Loi sur les jeunes délinquants et des préoccupations qui la sous-tendaient. , The Juvenile Delinquents Act of 1908 was the basis upon which juvenile justice was gradually built in Canada. Existing literature presents its adoption as a phenomenon that was located essentially in Ontario. A content analysis of daily newspapers from Montreal and Toronto during the period when the bill was before Parliament (from April 1907 till July 1908) reveals that debates on juvenile delinquency, on approaches to deal with it, and on the bill itself were clearly more present in the Montreal than in the Toronto daily press. This was so not only for these newspapers taken in their totality, but also for their front pages as well as their editorials. If we take into account the linguistic duality of the Montreal press, the overall tendency was that the Montreal English language press raised these issues more often than the other newspapers, followed by the Montreal French language newspapers, and then by the Toronto press (with one exception for editorials, where the bill was discussed the most often in the Montreal French language press). No meaningful disagreement was observed between the positions of these groups of newspapers on the issues at stake. However important may have been the role of Ontario actors, we still have to better understand and shed light on perspectives, people and movements from other parts of Canada if we are to grasp fully the emergence of the Juvenile Delinquents Act and the concerns that led to its adoption.
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Un article de la revue Acadiensis, diffusée par la plateforme Érudit.
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