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  • Editor’s note: This is the second post in our theme for January 2022, Urban Environmentalism. Additional entries can be seen at the end of this article. By Clarence Hatton Throughout the twen…

  • Quarante années après la parution de l'article de Lucy R. Lippard et de John Chandler, publié dans Art International, la notion de « dématérialisation » apparaît toujours dans les discours sur l'art contemporain. Elle désigne une tendance à l'œuvre dans la création artistique qui dévalorise la matérialité de l'objet, ses qualités plastiques associées à un savoir-faire technique, de même que son caractère unique et permanent. En outre, la dématérialisation de l'art peut être interprétée comme une critique de l'institution muséale et, les propositions artistiques qui répondent à ses préceptes, comme des pièces qui « résistent » à la muséalisation. Affirmant que la muséalisation est l'ensemble des activités de sélection, de documentation et de présentation publique qui octroient, à une proposition artistique, un statut muséal ou qui transforment cette proposition en un objet qui témoigne d'une réalité donnée, comment dès lors des propositions qui n'ont pas de matérialité persistante intègrent-elles les collections muséales? Comment les informations colligées, organisées et enregistrées autour de ces pièces assurent-elles une connaissance juste de celles-ci? En somme, par quelles stratégies, artistes ou professionnels, opèrent-ils la muséalisation de ces pièces contemporaines et, en particulier, des pièces éphémères de type performance? En interrogeant d'un côté la production d'un art contemporain qui remet en question l'objet traditionnel comme finalité du projet artistique et, en questionnant de l'autre les activités muséales traditionnelles et contemporaines, le « document » s'impose comme notion clé pour éclairer la question de la muséalisation de cet art contemporain. Une hypothèse de travail est formulée : certaines propositions contemporaines ne se présentent pas sous la forme d'un objet déterminé qui en constitue le terme, mais plutôt sous la forme d'un ensemble de documents. Cet ensemble de documents constitue ce que nous appelons la « face documentaire » de la proposition artistique. En transposant la notion de paratexte de Gérard Genette aux objets de cette analyse, il est dit que la « face documentaire » a pour fonction principale de présenter, ou de rendre présentes, les propositions artistiques, de réconcilier leurs différents modes d'existence et d'assurer leur muséalisation le plus conformément possible aux intentions des créateurs. C'est à la lumière des sciences de l'information et de la communication, en particulier des travaux de Jean Meyriat et de ceux des chercheurs réunis sous le pseudonyme Roger T. Pédauque, qu'est définie la notion de « document », opératoire dans le concept de « face documentaire ». Une étude de cas est menée. Le corpus est composé de sept pièces éphémères de type performance et de leurs objets associés qui appartiennent à des collections muséales ou à des Fonds régionaux d'art contemporain, en France ou au Canada. L'entretien auprès des professionnels des musées, des artistes et de leurs représentants, de même que la consultation et l'analyse de sources primaires et secondaires, comme les fiches descriptives, les dossiers d'œuvres et les revues spécialisées et les catalogues, constituent les principales méthodes d'enquête. L'analyse procède par l'identification et la mise en évidence, par le récit, des différents destinateurs, formes, fonctions et statuts des documents qui composent la « face documentaire » des propositions choisies. Sont ainsi interrogées, pour chacune des pièces, la création ou la sélection de documents et leur entrée dans une collection muséale. Sont ensuite questionnées la documentation muséale de ces pièces et enfin, leur présentation publique. L'étude des cas permet de dégager deux stratégies principales de muséalisation : la muséalisation articulée autour d'un prolongement matériel qui tend à faire œuvre et la muséalisation articulée autour d'un projet de réitération. Dans les premiers cas, la muséalisation s'accomplit par la sélection et la désignation d'une pièce ou d'un ensemble de pièces et de documents de différents statuts, prédéterminés et identifiés ou non par l'artiste comme celui ou ceux qui tient ou tiennent lieu de la performance. Dans les seconds cas, la muséalisation s'opère par l'obtention d'un droit de réitération, par la sélection et la désignation d'un ensemble de pièces ou de documents de différents statuts, ainsi que par la production ou la reconnaissance d'un « script » de la performance qui vise essentiellement à guider la reprise correcte de la proposition éphémère. L'étude de cas permet en outre de mettre en évidence trois stratégies de présentation publique des « performances muséalisées », soit l'exposition d'un objet ou de plusieurs objets en situation de rencontre, l'exposition documentaire et enfin, la réitération de la performance. Enfin, la recherche montre que la muséalisation de pièces éphémères de type performance redéfinit les activités muséales de la sélection, de la documentation et de la présentation. Elle interroge l'objet de musée comme élément pivot de ces activités. Elle montre aussi qu'une attention plus grande est portée aux productions paratextuelles de ces travaux artistiques, c'est-à-dire à la « face documentaire » de ces derniers ou à la documentation comprise dans une acception élargie. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : art contemporain, document, documentation, exposition, muséalisation, performance, réitération, Guy de Cointet, Esther Ferrer, Claudie Gagnon, Yves Klein, Gina Pane, Tino Sehgal, Françoise Sullivan.

  • Un article de la revue Muséologies, diffusée par la plateforme Érudit.

  • Un article de la revue International Journal of Canadian Studies / Revue internationale d’études canadiennes, diffusée par la plateforme Érudit.

  • Among Canadians, especially Ontarians and Québécois since the 1950s, winter travel to Florida has been hugely popular. This practice would seem to contradict particular aspects of a Canadian nationalism based on the rejection of American mores and culture and on the (uneasy) valuation of northernness and winter. The shortcomings of such an analysis, however, pose the question: Are snowbirds merely Americanized Canadians? How do they make sense of their Canadian or québécois identities, if they do so at all?

  • This article looks at the malandro, the bandit of Venezuela’s poor neighborhoods, as a paradoxical and hybrid figure of the urban Caribbean, a virtuoso actor of the cultures of emergency and Asphalt. Threatened by global uncertainty, postcolonial Creole cities turn to black Saints from Africa, as well as to creole gangsters from the barrio’s backstreets. Malandros are delinquent yet consummate actors of the urban scene. At the turn of the twenty-first century, malandros have been thrown out of the margins to the center of society, becoming simultaneously heroes and enemies of the people. Malandros are crafty, but their lives are violent and they die young. Yet, they embody the shape of things to come. If the barrio reflects the violence of postcolonial urbanization, the violence of the malandro reflects, in an inverted image, injustice in a globalized world. These injustices are what we ought to think through and destroy. Résumé Dans cet article, on cherchera à montrer que le malandro, bandit des quartiers populaires du Venezuela, est aussi une figure hybride et paradoxale des Caraïbes urbaines, acteur virtuose de la culture d’urgence et de l’asphalte. Menacées par l’incertitude globale, les villes créoles post-coloniales remettent leur destin aux Saints noirs venus d’Afrique et aux gangsters métis venus des ruelles du quartier, les malandros, délinquants mais acteurs de génie de la scène urbaine mondialisée. À la fois héros et ennemi du peuple, le malandro s’est retrouvé, au tournant du siècle, au cœur de la société et non plus dans la marge. Le malandro est un malin, mais sa vie est violente cependant et il meurt bien avant l’âge. Il porte pourtant « l’avenir de l’homme ». Car si le barrio reflète la violence de l’urbanisation post-coloniale, la violence du malandro reflète, en un motif inversé par son insoumission, toute l’injustice du monde globalisé. C’est celle-ci qu’il nous appartient de penser et de détruire.

  • During their long reigns, Emperor Wu of the Western Han and Augustus of Rome respectively performed two spectacular ceremonies, the feng and shan sacrifices and the ludi saeculares. The performance of these ceremonies took place during a larger process of reforms to each state’s religious institutions and marked the culmination of these reforms. While there is no direct connection between the two rulers or their respective ceremonies, some of the salient characteristics can be compared. In both cases, the rulers claimed to revive ancient ceremonies, but incorporated new narratives of rulership into their performance. These spectacular ceremonies, performed in front of audiences, demonstrated the exalted position of the ruler, as well as the acceptance of the elites to the new order.

  • Cult and Calendars in the Ancient Empires of Qin, Han, and Rome is a comparison of reforms made to imperial cult and calendar during the formative years of empire. As distinct from ruler cult, I define imperial cult as cult activity worshiped both by the emperor and on his authority. The early years of the Qin Han and Roman empires saw imperially-sponsored cult increase dramatically, and saw the positioning of the person of the emperor at the centre of all cult activity. In both empires, reforms to state cult and calendars were initiated as part of a larger program of consolidating power around the person of the emperor. Despite the very different challenges facing the emperors of Han and Rome, there is a remarkable similarity in the areas in which they chose to consolidate their power, as well as the methods through which they carried out their reforms. In both empires, the rulers sought the advice of advisors from outside of the traditional elite, incorporating astronomical and religious knowledge from diverse regions and peoples. This outside knowledge and practices were then incorporated into state cult, reshaping the way that the emperors and their subordinates worshipped. I argue that these reforms to cult, and the incorporation of outside knowledge, was fundamental to the consolidation of power in the person of the emperor. Examining the expansion of cult practices, calendrical reforms, and spectacular performances, the dissertation uncovers the processes in the transformation of imperial cult to fit the changing needs of empire. Rather than seeking parallels in belief systems or cult practice, the dissertation compares the ways in which religious institutions both shaped and communicated a new imperial order. The juxtaposition of the two societies reveals not only the similarities and differences in these processes, but also the biases of historical sources and subsequent scholarship in both fields.

  • Imperial Cults is a comparative study of the transformation of imperial religion and imperial authority in the early Han and Roman empires. During the reigns of the Emperor Wu of Han and Octavian Augustus of Rome, the rulers undertook substantial reforms to their respective systems of cult, at a time when they were re-shaping the idea of imperial authority and consolidating their own power. The changes made to religious institutions during their reigns show how these reforms were a fundamental part of the imperial consolidation. Employing a comparative methodology the author discusses some of the common strategies employed by the two rulers in order to centre religious and political authority around themselves. Both rulers incorporated new men from outside of the established court elite to serve in their religious institutions and as advisors, thus weakening the authority of those who had traditionally held it. They both expanded the reach of their imperially-sponsored cult, and refashioned important ceremonies to demonstrate and communicate the unprecedented achievements of each ruler. Emperor Wu recruited experts in mantic knowledge from far reaches of the empire, while Augustus co-opted loyal followers into the newly revived priestly colleges. Robinson shows how the rulers used their respective religious institutions to consolidate their authority, secure support, and communicate their authority to the elite and commoners alike. By using the comparative approach, the author not only reveals similar trends in the formation of ancient empires, but also shows how new perspectives on familiar material can be found when engaging with other societies. , Imperial Cults is a comparative study of the transformation of imperial religion and imperial authority in the early Han and Roman empires. During the reigns of the Emperor Wu of Han and Octavian Augustus of Rome, the rulers undertook substantial reforms to their respective systems of cult, at a time when they were re-shaping the idea of imperial authority and consolidating their own power. The changes made to religious institutions during their reigns show how these reforms were a fundamental part of the imperial consolidation. Employing a comparative methodology the author discusses some of the common strategies employed by the two rulers in order to centre religious and political authority around themselves. Both rulers incorporated new men from outside of the established court elite to serve in their religious institutions and as advisors, thus weakening the authority of those who had traditionally held it. They both expanded the reach of their imperially-sponsored cult, and refashioned important ceremonies to demonstrate and communicate the unprecedented achievements of each ruler. Emperor Wu recruited experts in mantic knowledge from far reaches of the empire, while Augustus co-opted loyal followers into the newly revived priestly colleges. Robinson shows how the rulers used their respective religious institutions to consolidate their authority, secure support, and communicate their authority to the elite and commoners alike. By using the comparative approach, the author not only reveals similar trends in the formation of ancient empires, but also shows how new perspectives on familiar material can be found when engaging with other societies.

  • Après la défaite des troupes françaises en juin 1940, bouleversée, la France est grandement chamboulée à plusieurs niveaux : territorialement, des parcelles du territoire national sont soit annexées par le Reich ou sont occupées par les vainqueurs allemands et italiens. Politiquement, à Vichy, un régime autocrate émerge mené par le maréchal Philippe Pétain. Sur le plan de la presse, en France occupée, les journaux qui ont refusé le contrôle allemand se sabordent ou s’exilent en zone libre. Sous la forte censure allemande, les journaux restants deviennent des vecteurs de la propagande nationale-socialiste. De 1940 à 1944, les journaux diffusent abondamment des articles, des chroniques politiques et des communiqués officiels de l’Occupant relatant les nouvelles militaires se déroulant sur les différents fronts à travers l’Europe. Dans ce mémoire, l’objectif est de brosser un portrait des représentations du Troisième Reich qui sont mises de l’avant par la presse parisienne qui traite d’affrontements majeurs : la bataille d’Angleterre, l’opération Barbarossa, la bataille de Smolensk, la bataille de Kiev, la bataille de Moscou, la bataille de Stalingrad, la bataille de Monte Cassino, les bombardements alliés sur Paris en avril 1944 et la bataille de Cherbourg. Notre corpus est composé de divers textes publiés dans quatre quotidiens : Le Matin, le Paris-soir, Le Petit Parisien et L’Œuvre. Dans cette étude, d’une part, nous montrons que les journaux exaltent copieusement les victoires et faits d’armes des soldats de l’armée allemande, la Wehrmacht. Ils insistent d’ailleurs sur la nature historique et exceptionnelle des opérations à grande échelle menées par l’Allemagne. Quant aux ennemis anglo-américains et soviétiques, dans les quotidiens, ils sont décrits tels des barbares qui tuent sans vergogne des civils européens. De plus, la presse met l’accent sur une soi- disant inaptitude de ces soldats alliés au front face à la puissante armée du Reich. D’autre part, les chroniqueurs politiques français d’extrême droite se montrent très enthousiastes au nouvel ordre européen dominé par le Troisième Reich. Ces derniers considèrent que la France doit jouer un rôle tant politique que militaire afin de soutenir ses alliés allemands et européens dans la guerre contre l’Union soviétique et les démocraties occidentales.

  • La représentation géographique de l'Amérique du Nord chez Jacques Cartier ne se résume pas uniquement aux quelques cartes de seconde mains datant de la première moitié du XVIe siècle. Traditionnellement, les historiens ont eu recours au témoignage de la cartographie afin de décrire la vision géographique du pilote malouin. Il appert, à la lecture de la relation des voyages de Cartier, que celui-ci avait acquis des connaissances théoriques dans l'étude de la cosmographie. Élément important de la vision géographique du capitaine breton, cette science consacrée à la description du monde n'a pas été retenue par les spécialistes afin de présenter les fondements de la cartographie de l'Amérique du Nord chez Cartier. Ainsi, ce mémoire cherche à approfondir nos connaissances sur la représentation cosmographique de l'Amérique du Nord chez Cartier et entre 1534 à 1542. Loin d'être ce vieux loup de mer illettré et navigant à l'estime, Cartier était un pilote sachant « prendre les hauteurs» et un lecteur attentif de la Coutume de Bretagne. Ses voyages au long cours l'avaient menés jusqu'à Terre-Neuve et probablement au Brésil avant même qu'il entreprenne sa première expédition officielle en 1534. Sa connaissance de la cosmographie avait fait de lui l'une des autorités en matière de navigation lointaine. Il semble que ce semeur de toponymes en terre d'Amérique ait été influencé par la théorie des climats, désirant prolonger ainsi, sur la même latitude, sa Bretagne natale au-delà de l'Atlantique. Cette vision typiquement européenne sera modifiée par la participation amérindienne aux explorations de Cartier. Ainsi, selon l'affirmation des lroquoiens de Stadaconé, le territoire compris entre la rivière des Outaouais, le Saguenay et le fleuve Saint-Laurent était une île, témoignage reflétant l'une des facettes de la géographie amérindienne.

  • Ce travail de recherche porte sur les symboliques de pouvoirs magiques liées à la production du textile en Scandinavie médiévale durant l’âge viking, en particulier sur la quenouille, emblème de la vie quotidienne des femmes vikings. L’analyse établit qu’elle était porteuse d’une pluralité de métaphores magiques et mythiques et était rattachée à une multitude d’objets, de personnages et de créatures de la mythologie scandinave. Cette étude est fondée sur les découvertes archéologiques ainsi que les descriptions textuelles de pratiques cultuelles magiques vikings, et démontre que la quenouille était non seulement perçue comme un outil typiquement féminin au cœur de la production du textile, mais aussi comme un objet fantastique qui permettait de pratiquer la magie. Ces attributs surnaturels jouaient un rôle décisif dans l’expression de l’autonomie et du pouvoir social féminin dans la société scandinave, qui était alors presqu’uniquement centrée sur le masculin. L’indépendance et les privilèges de ces femmes s’articulaient principalement à travers une conception du monde foncièrement issue du polythéisme scandinave, dont le motif le plus important semble avoir été la quenouille. L’hégémonie chrétienne cause la disparition lente de cette base mythologique, et donc des connotations surnaturelles de la quenouille, entraînant avec elles le pouvoir et l’influence sociale des femmes. This research concerns the symbols of magical powers linked to the production of textiles in medieval Scandinavia during the Viking Age as expressed through the distaff, emblem of the daily life of Viking women. The analysis establishes that distaffs represented a variety of magical and mythical metaphors, and were also associated to multiple objects, characters and creatures in Scandinavian mythology. This study is based on archaeological discoveries and textual descriptions of viking magical cult practices and demonstrates how the distaff was perceived not only as the heart of ancient textile production, but also as a fantastical and characteristically feminine object that could achieve a variety of magical acts. These supernatural attributes played a decisive role in the determination and the expression of female autonomy and power in the male-centric Viking society. The independence and privileges of these women hinged on the Nordic mythological world, and its main motif seems to have been the distaff. With the spread of Christianity in the Scandinavian world, this polytheistic understanding of the world slowly disappeared, alongside the magical connotation of the distaff, and with it, the social power and influence of women.

  • Dans la période de l’après-guerre, le gouvernement fédéral canadien ressent une nécessité de retravailler sa relation avec les Premières Nations. La tâche s’avère plus difficile que prévu, puisque le leadership autochtone refuse de coopérer avec le Canada, proposant même l’idée de l’indépendance des Nations autochtones du pays. Le gouvernement refuse donc de travailler avec un leadership si radical. Ainsi naît l’idée de faire la promotion d’un leadership plus coopératif dans les écoles résidentielles, déjà bien implantées au Canada. Cette initiative se concrétisera, avec l’aide des Oblats de Marie immaculée et des Premières Nations manitobaines, et l’école résidentielle Assiniboia High-School ouvrira ses portes en 1958 dans la banlieue cossue de River Heights à Winnipeg. Cette école mobilisera toutes sortes d’activités parascolaires pour apprendre aux étudiants en son sein un leadership coopératif visant à l’amélioration des conditions de vie des Premières Nations dans un Canada uni. Cette étude analyse les moyens mis de l’avant par le gouvernement canadien et les pères oblats à Assiniboia pour inculquer un rôle de meneur aux étudiants doués de l’école résidentielle. L’association étudiante, l’organisation missionnaire de Marie immaculée, des conférences, ainsi que des discours sur le leadership autochtone seront offerts aux étudiants afin qu’ils s’imprègnent de l’idée d’un leadership autochtone coopératif. De plus, le sport d’élite sera l’une des activités les plus productives afin de former de futurs chefs coopératifs.

  • If Italy officially administrates Libya in 1912, it does not succeed in submitting the whole population. The coming to power of B. Mussolini in 1922 has the country enter in a new colonial era. Firmly decided to dominate the Libyan territory, he wages violent campaigns in the north-west region (Tripolitania) and in the south-west (Fezzan). In 1929, he engages the country in a new campaign to submit the last region in resistance: Cyrenaica. Unable to subdue the resistance despite a brutal policy, the Italians decide in 1930 to create concentration camps to confine tens of thousands of the inhabitants of the region (submitted or in resistance) and to succeed in establishing its power. The thesis falls within the post-colonial history movement and resorts to a transimperial approach in order to analyse the French gaze (by which we understand the state’s institutions and public opinion) on those camps. In those years of high tensions in the North African region, but also of European and Franco-French preoccupations, what was the French discourse on the violent colonial policy of the rival Italian power? The French civilizational ideology of the 1930s, and its own concentrational past, are not the only ways to understand the press and state silences. France’s interest is also in maintaining cordial relations with Italy, and in the weakening, if not, the annihilation of its old Saharan enemy: the Sanusiyya. The mystic brotherhood to which the majority of the interned are affiliated, embodies a common enemy for the two empires. Moreover, the migrations that ensue from the implementation of the concentration camps are profitable, even if concerning, for the French colonial power. The press and state archives therefore allow for very few spaces of denunciation and only in the context of the instrumentalization of the Italian policy to the benefit of France.

  • Ce mémoire s'intéresse aux 202 individus qui ont été actionnaires de la Compagnie des Cent-Associés au cours des 35 années d'existence de l'entreprise. En étudiant la dynamique sociale qui s'opère à l'intérieur de ce groupe bien défini, nous cherchons à appréhender un peu plus la société française d'Ancien Régime. Dans un premier temps, nous établissons le contexte difficile dans lequel ces gens ont évolué en soulignant les éléments de la macro et de la microconjoncture qui ont pu les affecter, tant sur les plans économiques, politiques que sociaux. Dans le second chapitre, nous présentons tout d'abord les sources et la méthode qui nous ont permis, par la suite, d'établir le profil social des associés à travers une répartition sociale et chronologique qui tenait compte de leur appartenance à un ordre et à un corps, de même que de leurs lieux de résidence, de leurs propriétés foncières, de leur participation dans la Compagnie et, enfin, de leur expérience coloniale. Dans le dernier chapitre, nous nous attardons plus à la dynamique sociale en examinant d'autres liens de solidarités, tels les liens familiaux et les liens d'affaires, et en analysant des sous-groupes particuliers tels que les sept fondateurs, les 22 directeurs et les 12 acquéreurs de lettres de noblesse de la Compagnie. Il ressort donc de cette étude que les membres de la Compagnie des Cent-Associés sont surtout des Français du nord et de l'ouest qui se situent socialement à la frontière entre la noblesse et le tiers état et qui appartiennent majoritairement au monde du négoce, de l'office et de la finance. La dynamique sociale de ce milieu se manifeste, avec plus d'évidence, à travers les solidarités de corps et de lieux et, plus discrètement, à travers les solidarités de lignages, de fidélités et d'ordres. Ainsi, la composition sociale de l'entreprise et la dynamique qui l'accompagne font que la Compagnie des Cent-Associés s'inscrit bien dans la mouvance de la montée bourgeoise, en France, au XVIIe siècle.

  • Ce mémoire étudie les récits des voyageurs français en Italie au XVIIIe siècle. L'Italie est, à cette époque, la destination privilégiée de l'élite française. Ainsi, le voyage en Italie est l'expression et la traduction d'une culture d'élite. Il imprime sa marque en littérature avec une floraison des récits de voyage. Ces récits reflètent les idées et la sensibilité de l'époque. Dans la première moitié du XVIIIe siècle, les idées reçues se substituent aux observations personnelles. Vers la fin du siècle, les voyageurs découvrent la variété des États de la péninsule italienne et s'interrogent sur les causes de cette diversité. De plus, ils méditent sur la régénération du royaume de Louis XVI et sur les réformes suggérées par les Lumières, susceptibles d'éviter une révolution sanglante. Un de ces récits de voyage, les Lettres sur l'Italie, écrit par Charles Dupaty et paru en 1785, est bien représentatif du changement qui s'opère dans la vision des voyageurs de la fin du XVIIIe siècle. Il est intéressant d'étudier ce récit de voyage, d'une part, dans le cadre d'une histoire sociale, histoire du regard et de la perception de l'Italie et, d'autre part, dans celui d'une histoire de la communication des idées et de la diffusion des Lumières. Ainsi, le regard de ce voyageur des Lumières révèle bien des choses sur la société européenne de la fin du XVIIIe siècle.

  • Ce mémoire concerne la relation établie entre les Oblats de Marie Immaculée et les Innus-Montagnais de Sept-Îles et de Mingan au XIXe siècle. Nous avons adopté une méthode de recherche ethnohistorique. Cette méthode nous a permis d'examiner le rapport créé entre les Oblats et les Innus-Montagnais, à travers des sources écrites par les Oblats au XIXe siècle, et à l'aide d'études dans le domaine. Alors que le gouvernement canadien instaure une mise en tutelle des Amérindiens pour les protéger et éviter leur dépérissement en raison des épidémies et famines fréquentes, les Oblats arrivent sur la Côte-Nord pour encadrer et "civiliser" les Innus-Montagnais. Outre l'instruction religieuse, ils tentent de défendre les droits de leurs catéchumènes, notamment en ce qui concerne les rivières à saumons. Nous avons posé comme hypothèse que le rôle des Oblats reposait sur une stratégie de protection paternaliste. Il s'agissait d'une solution aux problèmes socio-économiques des Innus-Montagnais mais contenant une part de désir civilisateur. Les Innus-Montagnais des missions de Sept-Îles et de Mingan s'approprièrent les pratiques du catholicisme (sacrements et prières) sans trop de résistance et semblent même apprécier les missionnaires. Par contre, ils conservèrent certaines pratiques de leurs croyances traditionnelles. L'histoire de la relation établie entre les Oblats et les Innus-Montagnais démontre bien que, malgré les erreurs commises et les répercussions négatives, cette relation fut à l'origine une solution protectionniste visant à "aider" (selon la mentalité de l'époque) une nation qui semblait destinée à s'évanouir dans la nature.

Dernière mise à jour depuis la base de données : 26/03/2026 05:00 (EDT)

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