Rechercher
Bibliographie complète 2 800 ressources
-
La plupart des chercheurs s'accordent aujourd'hui pour affirmer le rôle de la dissimulation de la violence au sein des pratiques sacrificielles grecques, même s'ils sont divisés sur les causes de ce phénomène. Parmi les composantes de ce masquage, la dissimulation du couteau sacrificiel dans la corbeille, que porte ostensiblement une canéphore en tête de la procession, apparaît comme un fait indiscutable. Les sources anciennes alléguées pour prouver ce fait s'avèrent insuffisantes, tandis que d'autres témoignages semblent indiquer que la μάχαιρα était déposée dans le κάνουν après la procession, devant l'autel. Sans remettre en cause l'idée du masquage de la violence dans le contexte sacrificiel grec, attestée par d'autres biais, cet article voudrait mettre un frein à la systématisation trop rapide de concepts opérationnels par ailleurs féconds.
-
Ce volume de mélanges sur le thème des Jardins reflète les préoccupations scientifiques d'André Motte à qui il fut offert : le vocabulaire grec du sacré, les jardins, les prairies et tous les lieux poétiques et religieux de la métaphore végétale, quelques dieux grecs liés à ces manifestations, quelques-unes des étapes essentielles de la philosophie antique, Platon, Aristote, Lucrèce, avec leurs éventuels prolongements contemporains, mais aussi les penseurs du christianisme naissant et l'histoire des religions pratiquée par Franz Cumont.
-
Si la divination est l’une des données les plus fondamentales de la cité antique, l’apparente contradiction entre la divination et le rationalisme, dont les Grecs furent les « inventeurs », a en général conduit les modernes à estomper les signes, les oracles et les prophéties, et ce tant dans les histoires de la religion que dans celles des institutions politiques et sociales. Ce projet d’enseignement est la continuation de plus d’une décennie de recherche sur la divination, et plus particulièrement sur un des oracles les mieux documentés, celui de Trophonios en Béotie. Ce dernier servira de base à l’approfondissement de certains points fondamentaux, tous liés à l’approche méthodologique de la mantique grecque autant qu’au fond du problème.
-
Ni le terme de "panthéon", ni celui de "polythéisme" n'ont été utilisés par les Grecs dans le sens que nous leur donnons aujourd'hui. Ce sont néanmoins des outils d'analyse essentiels, qui orientent la réflexion vers une donnée fondamentale du système religieux des Grecs, à savoir la pluralité du monde supra-humain. Cet ouvrage collectif rassemble une série de réflexions sur des configurations divines civiques ou régionales, avec une attention particulière aux problèmes posés par la lecture de la Périégèse de Pausanias, une source d'information particulièrement riche pour ce type d'approche.
-
Pour Pierre Bonnechere, l'histoire est le compte rendu raisonné d'une enquête scientifique dans un passé humain à jamais refermé sur lui-même, sous le regard amusé de trois fées retorses, nommées Vérité, Chance et Objectivité. Sensible aux questions de méthode, l'auteur prend ses exemples en des périodes et en des lieux divers, de l'Antiquité au XXIe siècle, de la Grèce et de Rome au Québec. Il réfléchit autant aux problèmes concrets rencontrés par les historiens qu'à leur statut dans l'histoire. Le paradoxe n'est qu'apparent : l'histoire est elle-même un objet d'histoire.
-
V. 1. Introduction ; Alphabetical list of authors conserving Testimonia & fragments -- v. 2. Concordance Jacoby / Source -- v. 3. Alphabetical historians with alphabetical list of source-authors for each.
-
The author first discusses the notion of 'folklore,' proposing two meanings of the term: a first meaning, applicable to societies that are culturally complex, according to which folklore is popular culture, belonging to the lower levels of society; and a broader meaning, applicable to societies that are culturally homogeneous, according to which 'folklore' means a particular ethnic culture. Next, four principal places are identified where folklore (both as 'popular culture' and as 'ethnic culture') is incorporated within the structure of the hagiographic text: through the culture of the environment in which the saint lives; through the culture of the saint himself; through the culture of the environment which transmits the saint's legend and through the hagiographer who recounts that legend; and through the people's perception of the saint as shown in their worship of the saint. The various points of the article are illustrated from a range of sources, in particular the Golden Legend.RésuméL'Auteur discute d'abord la notion de folklore, en proposant de distinguer deux sens du terme : un premier sens, applicable aux sociétés culturellement complexes, selon lequel le folklore est la culture populaire, propre aux couches inférieures de la société ; et un sens plus large, applicable aux sociétés culturellement homogènes, selon lequel il signifie une culture ethnique particulière. Il identifie ensuite quatre lieux principaux dans lesquels le folklore (comme « culture populaire » et comme « culture ethnique ») entre dans la structure du texte hagiographique : par la culture du milieu dans lequel vit le saint ; par la culture du saint lui-même ; par la culture du milieu qui transmet sa légende et de l'hagiographe qui la raconte ; par la perception que le peuple a du saint dans le culte qu'il lui rend. Les divers points de l'exposé sont illustrés par le recours à des sources variées, notamment à la Légende dorée.
-
An article from Rabaska, on Érudit.
-
Des lettres conservées dans les archives de l’abbé Sigogne nous décrivent avec une rare précision un rite populaire d’exorcisme, explicitement présenté comme transmis par la tradition orale : « je me suis informé au voisins de ce qu’il faudroient faire; on ma dit qu’on avoient ouit dire que du tems de la cadi on avoient un recéde ». Après une présentation rapide de la structure de ce rite, cet article se propose d’en rechercher des antécédents et des parallèles en France et en Nouvelle-France.
-
Deux textes du vie siècle illustrent des aspects importants de la « mémoire des lieux et des temps » dans le passage du paganisme au christianisme. Dans le premier, Grégoire de Tours relate l’initiative pastorale d’un évêque auvergnat qui, impuissant à déraciner une fête païenne se déroulant sur le mont Helarius, construit sur les lieux une église en l’honneur du saint chrétien Hilarius. Dans le second, Grégoire le Grand donne aux missionnaires qu’il a envoyés en Angleterre des instructions sur la façon de transformer les temples païens en églises chrétiennes. Ces deux textes révèlent une stratégie pastorale complexe qui, face au paganisme, mêle adroitement les catégories de la destruction et de l’oblitération avec celle de la récupération.
-
Ma communication se propose de vérifier si, et jusqu’à quel point, dans le domaine particulier de la religion populaire canadienne-française, on peut appliquer les mêmes hypothèses aux rapports entre le centre et les marges que l’on applique dans les autres domaines de la culture populaire. En ce qui concerne la religion, en effet, la dynamique autogène de l’évolution culturelle est entravée par l’intervention massive d’une autorité ecclésiastique qui modifie, favorise ou censure à son gré, avec un poids auquel il est difficile de résister. On pourrait même se demander si, dans le domaine de la religion populaire, le schéma ne serait pas renversé par rapport aux autres domaines de la culture : cette religion se maintient fortement en France, et elle s’effiloche jusqu’à disparaître, ou presque, au Québec et en Acadie. Plusieurs variables, par ailleurs, viennent modifier un tel tableau. Il faut d’abord distinguer entre religion populaire en tant que « christianisme popularisé » et religion populaire en tant que forme originale de symbiose entre christianisme et cultures ethniques. Il faut aussi différencier l’action du clergé non seulement selon les temps et les lieux, mais selon les diverses thématiques : depuis toujours, en effet, la pastorale chrétienne distingue entre ce qui est prescrit et ce qui est suggéré, ce qui est déconseillé et ce qui est défendu. Il se peut aussi que la religion populaire se soit maintenue dans une existence souterraine, avec une vitalité que nos sources ne nous permettent pas d’apprécier pleinement.
Explorer
Années
Corps professoral
- Arsenault, Mathieu (10)
- Ayangma Bonoho, Simplice (14)
- Barton, Deborah (12)
- Belony, Lyns-Virginie (7)
- Blennemann, Gordon (23)
- Bouchard, Carl (32)
- Campuzano Duque, Lorena (3)
- Dagenais, Michèle (28)
- Dalton, Susan (13)
- Deslandres, Dominique (51)
- Dewar, Helen (6)
- Genequand, Philippe (15)
- Hamzah, Dyala (18)
- Hubert, Ollivier (43)
- Larochelle, Catherine (12)
- Meren, David (13)
- Perreault, Jacques Y. (31)
- Raschle, Christian (16)
- Robinson, Rebecca (5)
- Saul, Samir (67)
- Tipei, Alex (7)
- Tsay, Lillian (6)
- Wierda, Meagan (5)
Professeur.e.s honoraires et émérites
- Angers, Denise (10)
- Baillargeon, Denyse (43)
- Bonnechere, Pierre (74)
- Carley, Michael Jabara (24)
- Dessureault, Christian (10)
- Dickinson, John A. (12)
- Huberman, Michael (44)
- Keel, Othmar (19)
- Létourneau, Paul (17)
- Lusignan, Serge (22)
- Michel, Louis (4)
- Morin, Claude (7)
- Ownby, David (22)
- Rabkin, Yacov (17)
- Ramirez, Bruno (27)
- Rouillard, Jacques (61)
- Trépanier, Pierre (28)
- Wien, Thomas (11)
Professeur.e.s associé.e.s et invité.e.s
- Monnais, Laurence (35)
- Poulin, Joseph-Claude (23)
- Tousignant, Noémie (6)
Chargé.e.s de cours
- Bellavance, Eric (27)
- Buffet, Rodrigue (3)
- Carrier, Marc (8)
- Desrosiers-Lauzon, Godefroy (6)
- Fu, Nanxin (8)
- Giguère, Amélie (15)
- Hatton-Proulx, Clarence (6)
- Lake-Giguère, Danny (4)
- Lapalme, Alexandre (4)
- Laramée, Dominic (21)
- Lewis, David (4)
- Marceau, Guillaume (12)
- Massoud, Sami (3)
- Ménard, Caroline (3)
- Mesli, Samy (3)
- Paulin, Catherine (8)
- Poirier, Adrien (1)
- Poitras-Raymond, Chloé (4)
- Sollai, Luca (9)
Thèses et mémoires
- Mémoires de maîtrise (M.A.) (1 177)
- Non classé (13)
- Thèse de doctorat (Ph.D.) (283)